•' '^-n. B- : tr i r^ • m : Lo î o Ê a ^ CD = m = □ Expédition Antarctique Française (1903-1905) COMMANDEE PAR LE D-^ Jean CHARCOT \ wc: MC CARTE DES RÉGIONS PARCOURUES ET RELEVÉES PAR L'EXPÉDITION ANTARCTIQUE FRANÇAISE Membres de l'État-Major : Jean Charcot — A. Matha — J. Rey — P. Pléneau — J. Turquet — E. Gourdon OUVRAGE PUBLIÉ SOUS LES AUSPICES DU MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE sous LA DIRKCTION DE L. JOUBIN, Professeur au Muséum d'Histoire Naturelle EXPEDITION ANTARCTIQUE FRANÇAISE (1903-1905) COMMANDEE PAR LE D^ Jean CHARCOT SCIENCES NATURELLES : DOCUMENTS SCIENTIFIQUES Hexactinides Louis ROULE Professeur à la Faculté des sciences de Toulouse. Bryozoaires Louis CALVET Chargé de cours à la Faculic des sciences de Montpellier. PARIS MASSON ET C'% ÉDITEURS 120, Boulevard Saint-Germain, 120 Tous droits de traduction et de reproduction réservés. Marie in France LISTE DES COLLABORATEURS Les mémoires précédés d'un astérisque sont publiés. MM. *Trouessart Mammifères. * Menegaux Oiseaux. * Anthony Documents embryogéniques, * Vaillant Poissons. * Sluiter Tuniciers. . * Vayssière Nudibranches. * JouBiN Céphalopodes. * Lamy Gastropodes et Pélecypodes. * Thiële A mpltineiires. * Brolemann Myriapodes. * Garl Collcmboles. * RouBAUD Diptères. * Du BuYSSON Hyménoptères. * Lesne Coléoptères. * Trouessart et Ivar Tràgardh . Acariens. » Neumann Pédiculines,Mallophages, Ixodides. * Simon Scorpionides. « Bouvier Pycnor/onides. * Coutière CruslacésSchisopodes et Décapodes. M"' * RiCHARDSON Isopodes. » De Daday Ostracodes marins. MM. * CiiEVREUX Amp/iipodes. * QiUDOR Copépodes. * CEhlert , Brachiopodes. * Calvet Bryozoaires. « Gravier Po/ychètes. * Hérubel Gépliyriens. Jâgerskiôld Nématodes libres. * Railliet et Henry Némat helminthes parasites. Blanchard Cestodes . GuiART Trématodes . * Joubin Némertiens. « Hallez Polyclades et Triclades maricoies. * KoEHLER Stellérides, Ophiures et Echinides. « Vaney Holothuries. * Roule Alcyonaires. * Roule Hexactinides . * Bedot Animal pélagique. * 0. Maas Méduses. * Billard Hydroïdes . * TopsENT Spongiaires . * Cardot Mousses . * Hariot Algues. * Petit Diatomacées . « Hue Lichens. * GoiJRDON Géographie physique. Glaciologie, Pétrographie. M"' * Tsiklinsky Flore microbienne. * J-B. Charcot Journal de l'Expédition. HEXACTINIDES Par Louis ROULE PROFESSEUR A LA lAClLTli DES SCIENCES UE TOULOUSE Les Aciiniaires de la réj^ioii sub-aiilarcLique soiil assez bien coniuis; les publications de Carlgren (iSOS, 1903), celles de Playfaii- Mac Murrich (1893, lOOoj, pour choisir les plus complètes, donnent à leur sujet des renseignements circonstanciés. Il n'en est plus de même à l'égard de la région antarctique proprement dite, au-dedans des limiles d'extension de la banquise. Ici, les documents sont moins nombreux, soit (|u"ils man- quent vraiment, soit qu'ils n'aient pas encore été publiés. La collection rapportée par l'Expédition Charcot mérite donc un examen attentif. Jusqu'ici, les principales descriptions d'Actiniaires provenant de ces localités sud-polaires ont été faites par les naturalistes qui ont examiné les collections de la « Belgica », de la « Southern Cross ■>, et de la « Disco- very ». Carlgren (1905), après avoir mentionné Condylactix criicnkita Dana [Pavantheopsis cruentata Couthouy), récolté sur le littoral sud-américain, décrit des larves plancloniques, péchées, à la phase 8-cloisonnaire, du 69'' parallèle au 71". Les publications les plus détaillées sont celles de Clubb. Dans la première (1902), le savant anglais décrit la collection recueillie par la « Southern Cross » ; il étudie deux espèces nouvelles de liunodines, Urticina sulcata^ et U. Carhjreni, provenant du cap Adare, dans la Tcrr'e Victoria du Sud, par 20 à 30 brasses de profondeur. Dans la seconde (1908), consacrée à la collection de la « Discovery », il mentionne trois espèces venant des Iles Falkland et Auckland {Parantheopsis cruentata Coût., CinbtHna hermaphroditica Carlg.), puis cinq autresespèces récoltées Expédilion Charcol. — Roule — Hexactinidcs. \ 45982 2 HEXAGTINIDES. dans des régions plus méridionales, à Mac Murdo Bay [Paractis polaris Clubb et P. papacer Drayt., Actinostola chilemis M. Murr., Cystiactis antarcl ica Clnhh, eiRhodacfinia crassicornis Mûll). La collection faite par l'Expédition Charcot comprend uniquement des exemplaires pris dans les parages de Tilc Booth-Wandell, et par suite sous le 05" parallèle, à de faibles profondeurs. Ces espèces font donc partie de la faune littorale antarctique. Sauf des fragments indéterminables dune Sagartidc, elles sont nouvelles, ne se rapportent point aux précédentes et composent môme un groupe nouveau, celui des Glyphactinines, que j'ai ainsi désigné d'après l'un de ses caractères les plus frappants. FAMILLE DES AJ\ THÉINES SOUS-FAMILLE DES GLYPHACTININES Caractères. — Actiniaires de grande taille ; colonne cylindrique, de consistance semi-cartilagineuse, adhérant à son support par un large disque pédieux. Surface de la colonne parcourue (sur les individus con- servés et contractés) de sillons longitudinaux et transversaux, qui se coupent perpendiculairement et dessinent un fin réseau quadrillé. Pas de verrues, pas de cinclides. Musculature longitudinale ectodermique absente ou peu développée. Tentacules nombreux, courts et gros, ventrus à l'état de contraction, non caducs. Disposition régulière, sur cinq à dix cycles endacmiens. Appareil actinopharyn'gien de taille considérable. Actinostome très ouvert ; sa lèvre est presque contiguë au cycle tentaculaire le plus interne. Actinopharynx très long, strié dans le sens longitudinal, à paroi mince et molle. Deux gros siphonoglyphes semblables, très profonds, aux parois épaisses et rigides, s'avançant en saillie dans la cavité actinopharyn- gienne. Pas de sphincter, ou seulement un petit sphincter endodermique. Cloisons grandes et nombreuses, disposées régulièrement sur quatre 'à six cycles; celles des deux ou trois premiers cycles sont macren- tériques. La plupart sont fertiles. Pas d'aconties ni de chambres incubatrices. HEXACTINIDES. 3 Description. — Ln oaractèi-e dominant du groupe lui est donné par l'actinopharynx. Cet organe se fait remarquer par sa grande taille et par la structure des siphonoglyphes. Il est impossible, sur le premier point, de donner les dimensions exactes, puisque la collection contenait seulement des individus con- tractés. Il ne s'agit ici que d'approximations, suffisantes toutefois pour représenter la conformation probable. Trois espèces font partie de cette collection. Dans l'une [Gbjphostjjhnn cnbj.r), le disque oral, cycles ten- taculaires compris, mesure, sur un individu et de bord à bord, 45 mil- limètres de diamètre ; l'actinostome, d'un siphonoglyphe à l'autre, compte dans ce chiffre pour 28 millimètres de diamètre, soit près des deux tiers. Dans une deuxième espèce [Glyphoperidnan ras), l'acti- nostome mesure 4'j millimètres de diamètre, sur un diamètre du dis([ue oral de Oo millimètres. Dans la troisième espèce {G/ ijp/ioperidium hursa), l'actinostome compte 40 millimètres do plus grand diamètre sur 25 milli- mètres du plus petit, alors que la largeur maximade la colonne ne dépasse point 60 millimètres. Ces grandes dimensions dans le sens de la largeur se retrouvent dans celui de la longueur. Autant qu'il est permis d'en juger d'après les échan- tillons contractés et quelque peu macérés par l'alcool, l'actinopharynx a la forme d'un tube cylindrique au moins aussi long que large ; son orifice inférieur, ouvert dans la cavité gastrique, se montre à peine plus étroit que l'actinostome. Toutes proportions gardées, l'actinopharynx possède ici une taille (|u'il est loin d'avoir à un égal degré clicz la plupart dos autres Hexactinides. Les siphonoglyphes offrent, de leur côté, une dimension et une con- formation caractéristiques. Semblables et symétriques, étendus de l'acti- nostome à l'entérostome, ils ont l'aspect de deux rainures profondes, encadrées de lèvres épaisses, rigides, s'avançant en saillie dans la cavité actinopharyngienne. Sur les échantillons dont quelques dimensions sont mentionnées ci-dessus, ces rainures mesurent 9, 10 et même 11 milli- mètres de profondeur sur 2, 3 ou 4 millimètrcsde largeur. Laconsistance et l'épaisseur des lèvres siphonoglypha!(>s font contraste avec la mollesse et la minceur de la paroi propre de l'actinopharynx. Cette rigidité permet -l HEXACTINIDES. aux deux siphonoglyphes de jouer dans ce spacieux tube actinopharyn- gien un rôle de soutènement. L'état do conservation ne donnait, aux études histologiques, qu'un champ des plus restreints. Il est possible, pourtant, de comprendre la raison de ces différences. La paroi propre de l'actinopharynx consiste en une mince lamelle mésogléenne, intercalée à deux assises épithéliales, l'ectodermiquc on dedans et vers la cavité actinopharyngienne, l'endoder- mique au dehors. 11 en est ainsi pour chacune des lèvres siphonogly- phales ; mais la lamelle mésogléenne et la couche ectodermique, la première surtout, sont beaucoup plus épaisses. — L'ectoderme possède, sous sa rangée épithéliale, au contact de la mésoglée, une couche simple de fibres musculaires longitudinales. L'endoderme repose, de même, sur une couche étroite de fibres circulaires. La colonne montre aussi, dans la structure de sa paroi, quelques particularités intéressantes. La mésoglée compose une couche assez épaisse et de consistance semi-cartilagineuse. L'ectoderme superficiel repose directement sur elle, sans intercalation, contrairement aux lèvres siphonoglyphales, d'une musculature longitudinale; ou, si cette muscu- lature existe, elle se compose seulement d'un petit nombre de fibres musculaires distantes. Par contre, la musculature circulaire, adjointe à l'endoderme, est présente partout et relativement épaisse. Deux catégories s'établissent, dans le présent groupe, au sujet du sphincter. La condition générale est que cet appareil ne possède jamais une grande importance ; la capacité de contraction transversale et d'occlu- sion de la région orale est toujours faible. Mais deux conformations s'opposent, en cela, l'une à l'autre. Dans la première, qui est celle de Glyphonfi/hnii, tout sphincter fait défaut. Dans l'autre, propre à Ghjplto- peridium, un sphincter existe, mais petit, étroit, eu égard aux dimensions habituelles des individus, et strictement endodermique. Les deux espèces du genre présentent même, sur ce fait, une diversité assezgrande, puisque le sphincter de l'une est environ plus épais du double que celui de l'autre, à égalité des autres conditions. La structure des pai'ois tentaculaires diffère également d'un genre à l'autre. Chez Glypliostylum, les tentacules sont lisses extérieurement ou HEXACTINIDES. 5 faiblomont cannelés; ils possèdent u!i(> niusculaturo longitudinale ecto- derniiquo et unr nuisculature circulaire endoderniique, qui, toutes deux, se trouvent presque en contact. La musculature longitudinale est épaisse, (lu moins dans la région basilaire de l'organe; elle se compose de nombreuses libres, rangées en doubles fdes radiales assez régulièr(>s et indivises. Tel n'est pas le cas de (jhjpliopciidiuin. Dans ce genre, les tentacules sont striés longitudinalement et comme cannelés. Une lame mésogléenne assez épaisse s'intercale à la musculature circulaire et à la longitudinale. Celle-ci, moins épaisse que sa similaire du genre précé- dent, consiste également en doubles files radiales de fibres; mais ces fdes se subdivisent souvent dans leur part interne et tournée vers la mésoglée, de manière à présenter une conformation rameuse. Cette structure dépend de la présence des sillons superficiels, que l'ectoderme tapisse, accom- pagné de la musculature longitudinale, en revêtant les saillies et les plis, et augmentant ainsi sa surface. Les tentacules et les cloisons suivent un ordre régulier. Les premiers sont endacmions; les dillerences de taille, des cycles extérieurs aux internes, vont babituellemcnt du simple au triple ou au quadruple. Les secondes se font remarquer par leur grand nombre et leur grande taille. Celles d(^s deuX' premiers cycles, et souvent celles du troisième, sont macrentériques; dans le cas où les cloisons du troisième cycle ne s'éten- dent pas assez pour se souder à la paroi actinopharyngienne, elles le sont suffisamment pour venir pres(|U(> au contact de cette paroi. Il en est de même pour celles du (|uati'ième cycle. Les cloisons du cinquième cycle, de moitié moins larges environ (pu- les précédentes, existent toujours. En outre, les grands exemplaires montrent, par |)lace, quelques petites cloisons d'un sixième cycle. Tous ces appareils, vu leur nombre, se serrent à de faibles distances l(;s uns des autres; ils emplissent, sur les échan- tillons contractés de la collection, l'espace laissé entre l'actinopharynx et l:i pai'oi (lu ((ii'ps. La pliipait descendent jusqu'au voisinage du discpii' p('Mli(Mi\, (oui l'U sid)issant, au sujet des plus grands d'cnli'c eux, une noiablc réduction en lai'geur. Les cloiscnis des deux pre- mier» cycles et (pH>lques-uiies du troisième convergent vers le centre du disque pédieux et s'y terminent à divers niveaux, en per- 6 HEXAGTINIDES. dant leurs cntéroïdes et se transformant en cordons assez résistants. Ces diverses cloisons ont la structure habituelle; elles ne montrent, ni sur ce sujet, ni quant à leur disposition mutuelle, aucune particularité sensible. Les directrices, relativement moins larges que les autres, s'atta- chent au fond de la rainure siphonoglyphale et n'ont à parcourir qu'un court trajet pour arriver à la colonne. Les cloisons macrentériques, au niveau de l'actinopharynx, sont minces; elles prennent, au-dessous de l'entérostome, une conformation semblable à leurs voisines. Lesenléroïdes sont très plisséos. La musculature est bien développée. Enfin la plupart des cloisons sont fertiles et possèdent des gonades; pourtant, les mieux pourvues à cet égard seraient celles du troisième cycle et du quatrième. Affinités. — LespremièresaflfmitésdecesActiniairessemblenttournées, tout d'abord, vers Actinostola. Ces êtres montrent ensemble grande taille, consistance ferme de la colonne, tentacules endacmiens et cannelés; la ressemblance d'aspect général est frappante. Actinostola cal/om Verrill possède un actinostome assez large, pourvu do deux siphonoglyphes profonds ; Carlgrcn a décrit du cap Saint-Vincent, dans le détroit de Magellan, une Acti/iosfo/a inlrrmedia, qui rappelle d'assez près, par l'allure entière, les Glyphactinines des régions plus méridionales. Mais Actinostola est une Paractine, munie d'un sphincter mésodermique : ce qui n'est point le cas des présents exemplaires. Du reste, l'étude plus détaillée de l'organisation dénote que ces Glyphac- tinides se rapprochent surtout des Anthéines. On y voit, de mémo, des cloisons et des tentacules en grand nombre et de disposition régulière. De même encore, le sphincter manque, ou n'est représenté que par un cordon endodermique de dimensions assez faibles. La privation d'acontios et do cinclides accentue une telle similitude. Parmi los Anthéines, les alTinités vont droit aux Bolocérines, et surtout au genre sud-américain Boloceropsis de Playfair Mac Murrich. Les principaux caractères communs portent : sur la présence d'un sphincter endodermique, sur les tentacules courts et parfois cannelés en longueur, sur l'absence dans la colonne de musculature longitudinale ectodermique. Les liaisons sontsurtout grandes en ce qui concerne Glyphoperidium, et notamment au sujet des tentacules, HKXACTINIDES. 7 Les descriptions données par Carlgren (1802) et Kwietniewski (180(3) de la structure de ces divers organes chez Bolocera s'accordent avec celles (jue l'on peut tirer do G/i/phoperidium. Mais les concordances n'existent que pour ce genre, et non [tour Ghjjilwstylum. Ce dernier possède, comme les Anthéines lypi(|iies, des tentacules lisses, et, comme elles aussi, il manque do sphincter. On ne saurait, d'autre part, séparer l'un de l'autre les deux genres qui sont examinés dans ce mémoire. Tous les deux possèdent des affinités indiscutables, très étroites, précisées par la diagnose de leur groupe commun, et supérieures comme importance à celles qu'ils montrent, en complément, avec les Bolocérines pour l'un, avec les véritables Anthéines |)Our l'autre. Le groupe qu'ils composent ne peut, semble-t-il, se démembrer. Il est nécessaire d'ajouter ici une nouvelle remarque. Studer (^1878) a décrit jadis une espèce de Bolocera, B. kerguelenensis, dont le nom spécifique indique la provenance sub-antarctique. Kwietniewski (1806), plus récemment, en revisant la collection étudiée par Studer, donne une description nouvelle de cette espèce. Il signale la présence d'un actino- stome large et dilatable, mais n'accorde aux autres parties de l'appareil actinopharyngien qu'une mention insuffisante. Il se pourrait que B.kcrgue- lenensis Sind. ne soit pas un Bolocera véritable, ni même une Bolocérine, mais plutôt une Glyphactinine du genre Glyphoperklium. Ce n'est point exagérer que d'accorder une valeur prédominante, dans la création d'un groupe et de deux genres nouveaux, aux dimensions de l'actinopharynx et des pièces qui dépendent de lui. Cet organe, par son importance, joue dans l'économie un rôle de premier ordre. Les particu- larités offertes par lui, lorsqu'elles ont constance et étendue, méritent donc de passer en première ligne. Il semble, pour ces diverses raisons, que les Glyphactinines ne doivent point se joindre aux Bolocérines, mais s'en distinguer, malgré les liaisons, parfois étroites, que l'on re- trouve entre elles. D'autres Actiniaires possèdent également un vaste aclinopharynx. Les uns n'accentuent point cette disposition, au point de se séparer entiè- rement des formes avoisinantes et moins bien pourvues. D'autres lui 8 HEXACTINIDES. donnent, par contre, une extension plus considérable, et, de ce l'ait, composent un groupe nettement circonscrit. Ceci entraîne donc à établir, sur ce sujet, deux catégories. La première contient quelques Hexactinides des grandes profondeurs : Ccreus spinosus Hertw. et Porponia elongala. — (\ spinosus a été dragué par 1 950 brasses, sous le 53' parallèle Sud ; cette espèce possède un grand actinopharynx et de forts siphonoglyphcs, mais elle est une Sagartide munie d'aconties. — P. clongata fut remonté par 2 000 brasses, sous le 42' parallèle Sud ; son actinopharynx et ses siphonoglyphcs ont une grande taille, moindre cependant que celle de l'appareil similaire des Cdyphactinines. Porponia est, du reste, peu connu dans son organisation ; il ne porte que deux cycles de tentacules; sa structure le ferait considérer comme intermédiaire auxZoanthides et aux Hexactinides. Ces deux types ne peuvent donc se considérer comme voisins des Glyphactinines. La seconde catégorie renferme l'intéressante famille des Pli/c/iodacfidrs, décrite par Appellôlf( 1893). Les concordances entre ce groupe, si bien déli- mité, et celui des Glyphactinines sont des plus marquantes. Les individus, dans les deux cas, parviennent à une grande taille ; les tentacules, courts, coniques, nombreux, se rangent sur plusieurs cycles endacmiens ; l'acti- nostome, très ouvert, occupe la majeure part du disque oral, au point de toucher presque, avec sa lèvre, le cycle tentaculaire le plus interne. Si nulle autre difierence ne se montrait, les deux genres des Glyphactinines devraient s'incorporer à la famille des Ptychodactides d'Appcllôff. Mais cette dernière est, en outre, privée d'actinopharynx et de siphonoglyphcs; l'actinostome s'ouvre d'emblée dans la cavité gastrique ; le volumineux appareil actinopharyngien des Glyphactinines et ses profonds siphono- glyphcs lui font complètement défaut. 11 est donc nécessaire, malgré une ressemblance aussi remarquable, d(^ laisser distincts ces deux grou|)es et de ne point les confondre. Je n'ai pas l'intention de reprendre à ce sujet, ni de discuter, la théorie de la bipolarité, puisque la famille des Plijchodactidcs habite les régions boréales et le groupe des Glyphactinines les australes. On ne peut songer à considérer ces deux types comme affines vraiment, et la théorie se trou- verait en défaut. Mais on doit tenir compte d'un tel phénomène de HEXACÏINIDES. 9 une aussi grande ressemblance entre les deux orifices actinostomiens sous le rapport de l'étendue, comme entre les appendices tentaculaircs. Peut-être cette convergence s'accorde-t-elle avec des conditions biologiques presque identiques. Ces Actiniaires feraient leur nourriture principale du menu plancton des mers glaciales, si riche en |)e(ils Crustacés, Copépodes et Schizopodes. L'aclinostome largement ouvert faciliterait une telle alimentation. Seulement, les Gly- phactinines conservent l'appareil actinopharyngien entier des Actiniaires ordinaires et lui donnent, ainsi qu'aux siphonoglyphes, des dimensions corrélatives de celles de l'orifice |)rincipal. Par contre, les Ptychodac- tides ne gardent que cet orifice et manquent d'actinopharynx véritable comme de siphonoglyphes. Il y aurait ressemblance fonctionnelle et non réelle homologie. Taxonomii:. — A mon avis, le groupe des Glyphactinines devrait se prendre pour une sous-famille des Anthéinés. La famille des Anthéinés, en la réduisant aux types qui lui appartiennent de façon indisculable, contiendrait trois sous-familles : r Actininés. — Actinopharynx et siphonoglyphes de dimensions nor- males ; tentacules lisses et longs, non caducs; cloisons nombreuses et petites. 'i" Bolocrr'mrs. — Actinopharynx etsiphonoglyphes de dimensionsnor- males, ou supérieures de peu à la normale ; tentacules courts et ventrus, cannelés, souvent caducs; cloisons grandes. ',y G/i/j)/iar//jii/trs. — Actinopharynx et siphonoglyphes de très fortes dimensions; lenlacules courts et ventrus, non caducs; cloisons nom- breuses et grandes, les directrices étant les plus petites des macrenté- riques. Cette sous-famille comprend deux genres : Glijphoshihnn et Cih/phnpr- ridium. Les principales différences de ces genres tiennent : au sphincter, absent chez le premier, présent chez le second ; aux tentacules, lisses chez le premier ou faiblement striés, cannelés chezle second; au nombre des cloisons macrentériques, souvent plus petit chez le premier que chez le second. Ej-pédilioii Cliitrcot. — Roii.e. — Hi.'xactiiiiiles. 2 • 10 HEXACTINIDES. Glyphoperidium n. g en. (de rAu»7i, rainure, et TiTipiSiov, petite besace.) DiAGNOSE. — Forme surbaissée (sur les échantillons conservés) ; un sphincter endodcrmique ; tentacules cannelés, striés longitudinalement, fort nombreux (5-10 cycles) ; cloisons des trois premiers cycles macren- tériques. Description. — Les divers exemplaires des deux espèces de ce genre sont contractés par l'action de l'alcool. La forme exacte ne peut donc être connue que par approximation. Sous cette réserve, comme la hauteur ne dépasse point la largeur ou même lui est inférieure, on est en droit d'inférer que la colonne entière, à l'état normal, est plutôt surbaissée qu'étirée vers le haut. Le sphincter endodermique ne fait jamais défaut, bien que ses dimen- sions soient restreintes. La figure 13, dans la planche II, en montre une section transversale ; son épaisseur maxima est de 2 ou 3 millimètres seu- lement, sur des individus qui mesurent jusqu'à Set (3 centimètres de hau- teur ou de largeur. Il est nettement circonscrit en cordon régulier et ne s'empâte nullement dans la mésoglée. Son caractère endodermique strict est des plus évidents. Sa structure obéit aux conditions habituelles ; ses fibres s'assemblent en files radiales qui divergent, avec régularité, du bord interne au bord externe. Les tentacules montrent une remarquable ressemblance avec ceux de Bolocera^ sàuf qu'ils manquent de sphincter basilaire et ne sont point caducs. Leur face extérieure porte des stries longitudinales, profondes, qui dessinent autant de cannelures. Leur paroi, assez épaisse, comprend, de dehors en dedans, les couches suivantes : l'ectoderme, la musculature longitudinale ectodermique, la mésoglée, la musculature circulaire endodermique, l'endoderme. L'ectoderme (fig. 1 i, PI. II), un peu plus mince dans le fond des sillons qu'au sommet des plicatures séparant ces stries, est constitué par un épithélium cylindrique, où nul détail de structure ne se laisse discerner, en i-aison de l'état des échantillons. La musculature longitudinale, qui dépend directement de cetectoderme, dispose ses fibres en files doubles et perpendiculaires à la HEXAGTINIDES. 11 face ectoclermique profonde. Il en résulte que, clans le fond des sillons, ces files divergent et se ramifient pour conserver à la couche musculaire entière une certaine uniformité. La mésoglée consiste en une substance anhyste, dont l'assise entière, régulièrement incurvée du côté de la mus- culature circulaire plus interne, porte, du côté de la musculature longitu- dinale plus externe, des plis qui pénètrent dans ceux de Tectoderme et les soutiennent. En somme, la mésoglée s'épaissit au niveau des plis |t()ur contribuer à les constituer et s'amincit au niveau du fond des sillons. La musculature circulaire, assez étroite, olfre partout la même épaisseur. Quant à l'endoderme, il est conservé sur les échantillons, mais ne montre aucune structure discernable; il semble, toutefois, que ses cellulessoient inégales et pourvues de vacuoles spacieuses. Les tentacules sont fort nombreux, puisque les gros individus en ])ortentjusqu'à dix cycles. Lorsque la quantité des cycles ne dépasse point cinq ou six, les dispositions mutuelles sont des plus régulières. Si le chillre est plus fort, ces appendices se serrent les uns contre les autres, dans l'étroit espace qui leur est réservé, à cause de la grande largeur de l'ac- tinostome, et se rassemblent de façon quelque peu inégale, en formant par places des groupes plus compacts qu'ailleurs. Les cloisons n'offrent rien de particulier en dehors des dispositions communes à la sous-famille entière. Il n'i'st à remarquer en elles que leur constance, presque complète, à rendre macrentériques et à souder à l'actinopharynx celles des trois premiers cycles. La figure II, dans la planche II, explique, en un diagramme, une telle conformation. Glyplioperidium bursa n. sp. (i^laiichc II.) DiAGNosE. — Sphincter endodermique relativement épais et capable de clore, au moins à demi, la région tentaculaire ; disque pédieux étroit; colonne à paroi mince et à mésoglée peu épaisse. Un seul exemplaire, dragué à l'île Booth-Wandell, par So mètres de profondeur. DiAGiNosE DIFFÉRENTIELLE ET DEscitii'TKiN. — L'allui'e générale de cet unique 12 HEXACTINIDES. échantillon le distingue nettement des individus appartenant, dans le même genre, à l'espèce suivante. La région orale est à demi fermée, de sorte que les tentacules sont en grande partie recouverts et infléchis en dedans. L'orifice, ainsi limité par la partie supérieure et contractée de la colonne, étant inférieur en diamètre à l'actinostome, il en résulte que l'on aperçoit, par cet orifice, et sous les tentacules groupés, tout l'intérieur de l'actinopharynx. La cause d'une telle capacité de rétraction est due au sphincter endodermique, relativement épais, et à la minceur de la paroi où il se trouve. Une seconde particularité marquante touche à fétroitesse du disque pédieux. Celui-ci, sur l'échantillon, mesure, dans sa largeur, la moitié environ de celle de la colonne, du moins dans la partie de cette dernière où le diamètre est le plus grand. De plus, ce disque, hien circonscrit, se sépare, grâce à un sillon circulaire assez profond, du reste de la colonne proprement dite. La face externe de la colonne porte un fin réseau quadrillé de menues stries, les unes longitudinales, les autres transversales, cpii se coupent et s'entre-croisent. Des coupes de saparoi montrent : un eetoderme épais et privé, m'a-t-il semblé, de toute musculature longitudinale; une mésoglée anhyste et relativement mince ; une musculature circulaire épaisse; enfin un endoderme composé de cellules vacuolaires d'inégale hauteur. Les cloisons des cinq cycles portaient des ovules à divers états de déve- loppement ; les mieux pourvues étaient celles du quatrième cycle. En raison de l'augmentation d'épaisseur et de la contraction de l'individu, la cavité péricœlienne entière se trouvait comblée par ces cloisons épaissies. Par places, on pouvait remarquer les vestiges d'un sixième cycle septal. Dimensions principales de l'exemplaire : .Milliîii. Hauteur totale ■45 Plus grand diamètre GO Plus petit diamètre '48 Plus grand diamètre du disque pédicnx 30 Plus grand diamètre de l'orifice de contraction, inférieur de peu à celui de l'actinostome ^0 Plus grands tentacules IS"" de long. X 4 de diamètre. mm HEXACTINIDES *3 Glyphoperidium vas riov. sp. (Planche III.) Di.viiNosE. — S[)lnncler endoderniique présenl, mais pclil cl [icu épais, incapable de clore la région tentaculaire ; disque pédieux large ; colonne à [taroi consistante et à mésoglée épaisse. (lin I exemplaires de différentes tailles, dragués à lîle Boolh-Wandell, l)ai' 2."> et 30 mètres de profondeur. DiAiiNdsi; i)ii-Kiiiii:NTii:LLE i:t nEsciiii>Tio\. — Les représentants de cette espèce se distinguent aisément de celui (|ui appartient à l'espèce précédente. 11 (>st donc probable, malgré la nature unique de ce dernier et en raison de Iclli's différences, que les deux espèces soient vraiment valables. Le sphincter endoderniique, trop étroit et, à dimensions égales des in- dividus, de moitié plus petitenviron que celui de G. /n(rsa,nc peut contracter ni l'eruKM' la région orale. Celle-ci demeure (Halée, pourvue des tentacules sur son pourtour, du vaste actinostome en son centre, l'arfois (lig. 16) elle se rétrécit quelque peu et devient plus étroite t[ue le milieu du corps; l'aspect rappelle celui de G. harsa, tout en se montrant moins accentué en son sens. Le plus souvent, elle conserve ses dimensions complètes et demeure plus large que le reste de la colonne. Le disque pédieux, tout en étant plus étroit que la colonne proprement dite, a cependant des dimensions supérieures à celles de son similaire de G. fjiirsa. Ce dernier ne possède guère qu'un diamèln^ égal à la moitié de celui de la colonne. Cette proportion estdépasséepar G. ras. L'exemplaire le moins bien pourvu en ce sens, celui de lafigure 10, possède un disque pédieux plus large, comparativement, que celui de G. I:m'sa\ le même individu, du reste, offre aussi une région orale légèrement contractée. Lesautreséchantillons, mieux étalés etplus ouverts, ontun disque pédieux plus étendu; le diamètre de ce dernier égale les deux tiers, en moyenne, de celui de la colomie, ou même les dépasse. Les petits individus (fig. IT et 19) possèdent un disque pédieux plus grand, toutes proportions gardées, que les gros (fig. 15 et 16). La face externe de la colonne porte un réseau quadrillé, seniblable à 14 HEXACTINIDES. celui de G. hursa. La concordance est parfaite, mais une différence mar- quante intervient dans la structure. Elle porte sur l'épaisseur de la méso- glée, plus forte de beaucoup ; la comparaison des deux figures relatives à cette organisation (fig. 12, pi. II; fig 20, pi. III), et dessinées à un même grossissement, permet d'apprécier une telle dissemblance. Les tentacules paraissent plus nombreux que ceux de G. hursa et com- prennentdescycles complémentaires, dont cette dernière espèce est privée. Ceci découle des comparaisons effectuées entre individus de dimensions presque identiques, celui de la figure 9 (PI. II) au sujet de G. hursa, ceux des figures 15 et 1(3 (PL III) pour G. vas. Chez ces derniers, et notamment celui de la figure 15, le nombre des cycles tentaculaires est de dix. Il diminue chez les individus plus jeunes et de dimensions plus restreintes. Il descend à six dans celui de la figure 19, à quatre et cinq dans celui des figures 17 et 19. L'exemplaire dessiné dans la figure 17 porte ses tenta- cules groupés en saillie, de manière à les montrer tous ensemble, et non pas seulement ceux d'un seul côté, comme dans les figures 15 et 10. Une nouvelle particularité, offerte par les grands échantillons de G. vas, et que les petits ne présentent point, touche à la disposition même des tentacules sur la région où ils s'implantent. Le cycle le plus interne, au lieu de toucher la lèvre de l'actinostome, se sépare d'elle par un intervalle, étroit il est vrai, appréciable toutefois. Ceci manque aux jeunes individus, où la lèvre de l'actinostome, saillante, se trouve contiguë au cycle tenta- culaire interne. 11 serait intéressant de revoir et de connaître au juste de telles conformations, sur des exemplaires bien conservés et fixés en extension. Glyphostylum n. gcn. (de rÀ'j'ff|, rainure, et ctûXoç, colonne). DiAGNdSK. — Forme dressée (sur réchantillon conservé) ; sphincter endodermique absent; tentacules lisses, ou ne portant que des stries peu profondes ; cloisons des deux premiers cycles macrentériques. DiAGNOSE DiFFÉUENTiELLE ET DESCRIPTION. — Cette diaguoso différentielle, en ce qui concerne les caractères probables du genre, est établie par HEXACTINIDES. IS l'opposition de ces particularités aux caractères du genre précédent. Il est difficile de préciser en pareille matière, lorsque, et il en est ainsi du cas présent, un échantillon unique sert à créera la fois uli i;eni(' cl une espèce. La première disposition marquante est celle do l'allure i:,V'nérale. La forme est dressée, cai- la hauteur égale le double environ de la plus grande largeur. Tout en tenant compte de l'inégalité possible des con- tractions, il faut reconnaître pourtant le contraste, sur ce sujet, du genre en cause et du précédent. Sans doute cette opposition se maintient-elle dans la nature, sinon égale, du moins peu difierente. (-ette inégalité se décèle dans l'aspect de l'exemplaire ; la partie moyenne de la colonne est ])lus rétrécie que le sommet ou que la base. La cause est due à l'assise des fibres musculaires, moins épaisse en ces deux dernières régions que dans les autres. Tout sphincter fait défaut. Aussi le disque supérieur reste-t-il étalé, montrant les tentacules à découvert (fig. 2), et, en son centre, le large actinostome, bordé d'un Ijouii-elcl marginal, sans doute occasionnel, et dû aux contractions produites par le liquide conservateur. La colonne, par l'ornementation de sa face externe (fin réseau quadrillé), et par sa composition histologique, rappelle de près celle de Gli/plidiir- rid'naa hursa. Les tentacules difi'èrent par la structure de ceux de G/i/phopfridinm. Ils manquent de sillons superficiels ; ou, s'ils en possèdent, ceux-ci sont peu profonds et inégalement distants. La paroi varie d'épaisseur suivant les régions, et la figur»^ 5 (PI. I) montre une opposition de celle sorlc, prise pourtant sur une coupe plutôt transversale qu'oblique ; la diminu- tion porte sur toutes les assises. L'ectoderme (fig. 5 et 6) possède au-dessous de lui une musculature longitudinale assez épaisse, dont les rangées de fibres ne se ramifient point, ou se subdivisent peu. La mésoglée jiaraît faire défaut, car cette couche musculaire longitudinale est directement en contact avec la couche circulaire, qui dépend de l'endoderme. Celle-ci, un peu plus épaisse que la précédente, supporte ['('pithélium ciidddcr- mique. Le système cloisonnaire ne dilTère de celui de Glijplioprridiuin que [)ar le Ifi HEXACTINIDES. chiffre plus restreint des macroseptes. Seules, les cloisons des deux premiers cycles sont macrentériques et vraiment soudées à Tactinopha- rynx. Celles du troisième cycle possèdent bien une certaine ampleur et parviennent aune faible distance de la paroi actinopharyngienne, mais ne s'unissent pas à elle, du moins sur l'exemplaire étudié. Cet échantillon unique portait cinq cycles complets de cloisons. Glyphostylum calyx n. sp. (Planche I.) Di.vc.NOsn F.T DRScaiPTiuN. — Cette espèce étant seule dans le genre et, de plus, un seul exemplaire ayant servi, en raison de l'importance de ses caractères, à créer Tune et l'autre, la diagnosc spécifique se confond, jusqu'à plus ample informé, avec la générique. Il n'est de complément ([u'au sujet de (juelques dimensions (en état de contraction). Milliiii. Hau leur moyenne 80-'J0 Plus g-rande largeur moyenne 45-50 Diamètre du disque oral 45 — de l'actinostome 28 Nombre des cycles lentaculaires 5 Longueur moyenne des grands tenlacules 7-8 Cet échantillon a été pris à l'île Booth-Wandell par 23 mètres de pro- fondeur. INDEX BIHIJOGRAPIIIOUE 1. 18'J3. Ai'i'r.LLiiFF. — riyrjiodactis jiatalii n. g. et sp., der Repràsentant oint'i' neuen Ilexaclinien Faniilie (/(«•y^'îîs Muséums Aarboij, l'or IS'.tli). 2. 1892. C.vRUinKN. — Sludii'ii iiber noiilisclip Actinien (Kongliga svcnska Vctcns- kaps A kademicns Handlingar, t. XX \') . :i. 1808. II). — Zoaniharion. ErRebnisse dor llanibur'f;ei'.Mai,'aIliaeiisischenSam- nieli'eise, herausgcgobcn vom A'((- lurhi^tori^chcn Muséum zu Humbunj. 1896-1907. 4. 1901. II). — Die Diutpflege der Actinit'ii [Biulogisches Centralblatt, t. X.XI). :>. 1902. In. — Die Aclinarien der Olga pApc- (lition (Wiss. Meeresunt., Bd. \, lllt. 1, Heligoland). (). l'.io:!. in. — Acliniarien. Résultats du voyage du <;>. • ^': -■■'--- ■^"T1\E SOUS-CLASSE : BRYOZOA ECTOPROCTA Nitsche. ORDRE : GYMAOL.EMATA Allman. SOUS-ORDRE : C/Œ/LOSTOMATA Rusk, 18o2. Genre BICELLARIA Blalnville, 1830. Bicellaria dubitata nov. sp. (PI. 1, lis-. 1, -2.) Trois colonies draguées pni' IIU mètres de profondeur dnns la iiaie Riscoe (11 lévrier lOO;;). D'uKjiKisc. — Zoécies biséi'iées, élroiteuicnt unies et altei'iiant entre elles, à portion inférieure rétrécie, tubulairc, issue do la face dorsale de la zoécie sous-jacente dans la même série, et se dilatant distalement ()Our former la portion supérieure, qui est très élargie, à surface régulière- ment convexe et dépourvue de toute aréa. Orifice zoécial sub-semicirculaii'e, fermé par un opercule de même forme, à cadre chitineux portant sur sa face interne deux apophyses très njarquées sur lesquelles s'insèrent les muscles operculaires. Orifice placé au-dessus d'une dépression en gouttière formée par la paroi zoécialc (pii porte, dorsalement et assez loin du bord de l'orifice, deux processus cylindro-coniques courts, dépourvus d'épines articulaires. Aviculaires de deux sortes portés par la face dorsale des zoécies : les uns, assez nombreux, tubuleux et très longs, s'élargissantdans la portion distale, où se trouvent logés les muscles mandibulaires; les autres, rares, à tète très allongée, distincte du court pédoncule cylindrique qui la porte. Ovicelles formées par des zoécies différenciées, sub-sphériques, à orifice zoécial élargi et operculé, surmontées d'un corps ovoïdr (pii n'c'st qu'un bourgeon zoécial avort(''. Colonies de gfande taille, très ramiiiées, dont le tronc et les différents 6 BRYOZOAIRES. rameaux sont uniquement constitués, dans tous les cas, par deux séries de zoécies auxquelles se surajoutent dorsalement des filaments radicaux issus de la face dorsale de ces dernières et s'unissant entre eux en même temps qu'avec la double série de zoécies. Dans toutes les espèces du genre Bicellavia décrites jusqu'à ce jour, il est fait mention, dans la description des zoécies, d'une aréa frontale mem- braneuse, encadrée par la paroi zoéciale calcifiée. Il ne saurait en être de même pour les zoécies des échantillons récoltés par le « Français », où non seulement l'aréa membraneuse [aperture des auteurs anglais) fait défaut, mais encore les parois zoéciales se montrent totalement dépour- vues de toute trace de carbonate de calcium. Ces échantillons, dans l'état où ils m'ont été remis, étaient conservés dans l'alcool, mais les différentes parties de la colonie présentaient un aspect ratatiné paraissant être le résultat de l'action d'un acide : avaient-ils été conservés d'abord en milieu acide et puis placés dans l'alcool ? La conservation préalable au formol serait suffisante pour expliquer cette décalcification totale, d'autant que la calcification pouvait être peu prononcée, ainsi que cela a lieu pour plusieurs formes des régions antarctiques. C'est ainsi que Bltsk [Report... « CImlleiKjer », Polyzoa, part. XXX, p. 3i) signale la flaccidité des spécimens de Bicellavia pcctogomiiia var. flaccida recueillis par 62° 26, de latitude sud et 95° 44' de longitude est et par 1 97o brasses de profon- deur, en même temps qu'il indique le [)eu de substance calcaire dont les parois zoéciales de ces spécimens seraient imprégnées. Ouoi qu'il en soit, les échantillons que je rapporte au genre fiicellaria et dont les caractères zoéciaux externes paraissent avoir été quelque peu dénaturés par les liquides conservateurs (1) se distinguent cependant des autres espèces de Bicellaria avec lesquelles les grands aviculaires tubuleux pourraient les rapprocher. Ils ne peuvent être confondus, en cll'ct, avec B. pccloijeiiuiia Coldstein, H. iiioUicccnsis lUisk et B. laha Ikisk, qui, comme //. dubitata, possèdent de grands aviculaires, mais présentent en outre des épines plus ou moins (l) Les dessins (PI. I, fif,'. 1 ot 2) ont élt' efTerlués d'après des éclianlillons soumis à une immersion dans l'eau ajanl supprima le ratalinage du liquide conservateur. BRYOZOAIRES. 7 nombrouses et à dispositions caractéristiques, faisant ''défaut chez li. duh'itala. Celle-ci se rapprocherait ])lutùt de /?. infandilmlata Husiv par ses deux sortes d'avicidaires, la forme générale des zoécies et aussi parles caractères de ses ovicelles ; mais, contrairement à cette dernière espèce, B. dultilata est tolalement dépourvue des longues épines (1 à 3) que présentent la plupart des zoécies de B. i/ifundibidala. Genre BUGULA Oken, 1815. Bugula reticiilata Busk, 1884. (PI. 1, ti8-. 3.) Bugula rcliculnta BrsK, Report «Challenger», part. XXX, p. 'lO, PI. VIII, fig. 3. — — Waters, ROsultuls « Belg'ica », p. 22. Une colonie isolée du substratum, draguée par ';2o à 30 mètres de pro- fondeur à l'île Booth-Wandel et ([uelques échantillons fixés contre une Algue draguée par 30 mètres de profondeur dans la Itaie Scholaert (île Anvers). Ces divers échantillons répondent exactement à la description donnée par Blsr pour la forme type. Ils possèdent, dans les diverses zoécies, deux épines orales, une à chaque sommet de l'aréa frontale, représentées soit parla saillie zoéciale sur laquelle elles s'insèrent, soit par un très long processus spiniforme, incurvé sur la zoécie et articulé à sa base sur la saillie zoéciale. Les ovicelles, sub-sphériques et fortement saillantes, n'ont pas leur jjaioi externe unie, ainsi que l'indique Busk : celle-ci présente un <'n- semble d'aspérités formant un réticulum à mailles irrégulières, di'lcr- miné sans doute par la calcification inégale de la paroi ovicellaiic ('xtciiie. Distribution (lèoqrapliuiue. — Le « (Challenger » a dragué cette espèce dans les eaux du sud de l'océan Indien (iles Crozcl, pai- 2 590 mètres), de l'océan Atlantique (au large et au sud de Montévid(''0, par !MJO mèlrcs) et de l'océan Pacifique (non loin de la partie sud des coles du Chili, au large de Valparaiso, par 3 500 mètres, et un peu au large di' raichipel deChonos, par 1 325 mètres). La « Belgica » a rencontré cette foi-me dans 8 BRYOZOAIRES. les eaux antarcti([uos comprises entre 70° à 70° 23' de latitude sud et 80° 40' à 82° 47' de longitude ouest, dans des fonds variant entre 480 à ?oOO mètres de profondeur. Bugula bicornis Busk, 1884. BiKjuhi bicornis Busk, Report « Challenger », part. XXX, p. 40, PI. IX, flg-. 1. — — Waters, Hésultals « Belgica », p. 21, PI. I, fig. 4,,/,-. Une belle colonie draguée par 30 mètres de profondeur dans les eaux de l'île Booth-Wandel et plusieurs échantillons sur un gros gravier et sur une Algue récoltés dans la baie de Scholaert. Les différents échantillons dragués par le « Français » correspondent à la forme antarctique décrite ]jar Waters. Toutefois, dans la colonie de l'île Wandel, les aviculaires ont une tète et un pédoncule beaucoup plus allongés que dans les autres exemplaires ; tandis, en effet, que dans ces derniers le pédoncule aviculaire mesure au plus une fois et demie la longueur de la frontale zoéciale, dans les grands aviculaires de l'échan- tillon de l'île Wandel, le pédoncule mesure jusqu'à deux et trois fois la longueur de la frontale zoéciale. Quant aux aviculaires à tète sub-sphé- lique et à court pédoncule, dessinés par IksK et par Waters, mais non mentionnés dans leur description, ils existent dans les divers échantillons du (( Français », plus nombreux cependant dans la colonie de l'île Wandel que dans les autres. De même, cette dernière colonie a une forme infundibulaire et com- prend des rameaux principaux comptant au plus quatre séries de zoécies au niveîui des bifurcations et deux séries seulement entre celles-ci, rameaux tVirmant la surface convexe ou externe de la colonie, mais émettant vers l'intérieur du cône colonial des rameaux secondaires à zoécies beaucoup plus courtes que dans les rameaux principaux. Les autres échantillons, au contraire, m'ont paru constituer des colo- nies sans forme d(''l('rniinr(', à rameaux principaux adhérant au sub- stralum par de nombreuses fdires radiciforuies et comprenant jusqu'à dix séries de longues zoécies au niveau des ramifications, et de trois à dix séries entre deux bifui'cations successives ; ces rameaux principaux BRYOZOAIRES. » portent sur leur face libre des rameaux secondaires s'élevant de la partie distaie de la face dorsale d'une des zoécies des rameaux primaires, et formés de zoécies beaucoup plus courtes que dans ces derniers. Enfin, dans la colonie de l'ile Booth-Wandel, et sans doute parce qu'elle été conservée dans un liquide décalcifiant, le carbonate de chaux fait complètement défaut. Dans le pédoncule des aviculaires, et lorsque le plissement signalé par Busk n'est pas trop accentué, on peut observer non seulement les annelures externes produites par la rétraction du pédoncule, mais aussi une double striation, transversale et longitudinale, correspondant sans aucun doute, la première à un plan de fibres muscu- laires circulaires, la deuxième à un plan de fibres musculaires longitu- dinales, les unes et les autres entrant dans la constitution des parois du pédoncule avicularien. Ces quelques différences présentées par les divers échantillons sont d'ordre purement colonial et par conséquent négligeables, les caractère» essentiels, spécifiques, étant identiques. Dlsliilndlon (irographifjuo. — Cette espèce n'a été encore signalée que dans les eaux antarctiques, où le « Challenger » l'a draguée dans le sud de l'Océan Indien, par 3 160 mètres de profondeur, et la « Belgica», par ? ÎJOO mètres de profondeur, sous 70" de latitude sud et 80" 18' de longi- tude ouest. GexNre FLUSTRA Linné, 1706-17G8. Flustra flagellata Waters, 1904. F/us^m /?ag'e//a;a Waters, RésuUals «Belgica», p. 27, PI. II, fig-. !«*. Quelques colonies provenant de dragages à lile Wandel (40 mètres de |)rofondeur), à l'île Anvers (baie Schollaert, par 30 mètres de profondeur) et à la baie Biscoe(H0 mètres). Un échantillon a été encore trouvé dans un nid de Cormoran (île Booth-Wandel). Les colonies sont fixées au substralum par de nombreuses fibres radi- ciformes issues de la face dorsale des chambres vibracularicnnes. ExpéUUioti Charcol. — Calvet. — Bryozoaires. " 10 Bryozoaires. Au sujet des vibraculaires de Flustia flagellata, Waters indique que, contrairement à l'opinion que j'ai émise [Conhibut. à l'hist. nat. des Bryoz. cctoproctes marins, 1000, p. 440), les aviculaires et les vibra- culaires ne sont pas deux formes d'une même individualité, ne se distinguant que par la longueur de la mandibule et le développement plus ou moins réduit du bec. Pour Waters, en effet, ces deux organes peuvent présenter une grande ressemblance et probablement une même origine, mais ils se distinguent toujours non pas par la longueur plus ou moins grande de la mandibule, mais bien par la forme asymétrique que présente la base du vibraculum avec des protubérances diverses donnant insertion aux muscles et permettant des mouvements du vibracule dans tous les sens, tandis que la mandibule avicularienne offre une base symétrique et ne peut effectuer que des mouvements suivant une seule direction. La manière de voir de Waters ne me paraît pas acceptable, et, bien que je réserve pour une date ultérieure une étude plus complète des aviculaires et des vibraculaires, qui serait un peu hors propos dans ce présent travail, je tiens à signaler que les mandibules vibraculoïdes ou vibracules ont une base tout aussi symétrique que les mandibules aviculariennes et que, dans les deux cas, la mandibule est toujours soumise à l'action de deux paires de muscles : deux muscles abducteurs et deux muscles adducteurs, dont le mode d'insertion sur la mandibule est seul soumis à quelques variations. C'est là ce que j'avais déjà observé avant de tirer les conclu- sions rappelées par Waters, et en particulier dans l'étude comparée des vibraculaires de Caherea Boriji (Audouin) {\nloc. cit., p. 251, fig. 39 et 41). J'ajouterai que l'on parvient aux mêmes conclusions en lisant la description et la figure données par Waters du vibraculaire de Crihrilina marginala Busk (Report.... « Challenger )),vol. XXXI, part. LXXIX, p. 22, IM. I, fig. 12), ainsi que par l'étude du vibraculaire de Fluslra flagcllala Waters. Ces deux formes de vibraculaires se rapportent exactement, dans leurs caractères essentiels, au vibraculaire de Caherea Boryi. Les seules différences que l'on constate, et on les rencontre dans les divers types d'aviculaircs, résident dans l'insertion simple ou double de chacune des deux paires de muscles : dans le vibraculaire de Crihrilina BRYOZOAIRES. 11 marginata, chacun des deux muscles adducteurs s'insère par une extrémité tendineuse sur le vibracule, tandis que les fibres constituant les deux muscles abducteurs s'insèrent séparément sur le vibracule, au point de ne paraître constituer qu'un seul muscle à fibres indépendantes ; dans le vibraculaire de Flusslra flmjdlata^ au contraire, ce sont les muscles abducteurs qui possèdent chacun une insertion mandibulaire tendineuse, tandis que les fibres des muscles abducteurs s'insèrent séparément sur le vibracule. Enfin, de ces quelques variations dans le mode d'insertion des muscles mandibulaires ou vibraculaires, résultent une ornementation apophysaire appropriée de la partie proximale ou basale de la mandibule ou du vibracule, en même temps que certaines variations dans l'étendue des mouvements de ces appendices. Il ne me paraît donc pas possible d'établir une distinction entre la mandibule avicularienne et le vibraculum, pas plus d'ailleurs qu'entx*e raviculair(> et le vibraculaire, autrement que basée sur la morphologie superficielle de l'une et l'autre de ces deux formes d'une même indivi- dualité. De ce que, en eft'et, la mandibule des Mammifères, par exemple, présente un condyle articulaire et des apophyses d'insertions musculaires de forme quelque peu variée suivant les groupes considérés, il ne s'en- suit pas qu'il y ait lieu de considérer plusieurs sortes de mandibules ou plusieurs sortes de têtes ! Distrihution gèoqrophiqiie. — La « Relgica » n'a récolté qu'un petit fragment de cette espèce par 70" de latitude sud et 82° 48' de longitude ouest (? 500 mètres de profondeur). Flustra antarctica nov. sp. (PI. I, fig. 4-0.) Une colonie isolée du substratum, récoltée à marée basse dans la baie de Flandres ; cinq colonies draguées par 10 mètres de profondeur dans le Port Charcot; un très bel échantillon porté par un gravier dragué dans la baie de Schollaert (île Anvers) ; enfin un(> colonie sur gravier de prove- nance inconnue (le flacon portait pour toute indication le n' 5 i3). Dingnose. — Zoécies disposées sur un seul plan, à frontale sub-rectan- 12 BRYOZOAIRES. gulaire, légèrement rétrécie proximalement et à bord supérieur convexe, présentant aux points de réunion avec les bords latéraux un processus conique plus ou moins marqué, spiniformc dans les zoécies ovicellées. Aréa membraneuse occupant la totalité de la frontale dans les zoécies non marginales, mais bordée extérieurement et inférieurement par la frontale calcifiée dans les zoécies marginales et prenant alors la forme senii- oblongue. Orifice zoécial situé très près du bord distal de la frontale, fermé par un opercule sub-semi-circulaire dont le bord libre, convexe, est légèrement chitineux. Ovicelles peu saillantes, à contour frontal sub-triangulaire, mais à sommet supérieur arrondi et à base inférieure légèrement concave, recouverte en partie par deux épines s'incurvant sur la frontale ovicel- lienne qui sont formées par le développement exagéré des processus simplement cunéiformes ou peu spiniformes que porte le bord zoécial supérieur dans les zoécies non ovicellées. Pas d'aviculaires. Colonies, jaune-paille, formant des touffes plus ou moins importantes, atteignant jusqu'à 12 centimètres de hauteur, très abondamment ramifiées dichotomiquement sur un seul plan et fixées au substratum par de nombreuses fibres radiciformes ; celles-ci, issues du bord externe dans la partie proximale de certaines zoécies marginales, cheminent le long des rameaux auxquels elles adhérent, se groupant en faisceaux plus ou moins compacts, qui, vers hi base de la colonie, se dissocient, les différentes fibres devenant indépendantes et se distribuant à la surface du substratum, contre lequel elles se fixent par des ramifications termi- nales. Rameaux coloniaux, étroits, formés de deux à six rangées (rarement sept ou huit) de zoécies, dans lesquelles ces dernières alternent régulièrement avec une disposition quinconciale. Le développement embryonnaire n'a pas lieu dans l'ovicelle elle-même. L'embryon est logé dans une cavité d'incubation occupant la partie orale de la zoécie très élargie à ce niveau, et à peu près complètement en dehors de l'ovicelle proprement dite. La colonie, observée par la face dorsale, montre quelques différences dans la dorsale des zoécies margi- BRYOZOAIKES. 13 nales par rapport aux zoécies non marginales : dans les premières existe, en effet, une sorte de tubulure réunissant la portion distale de l'une des zoécies à la portion proximale de la zoécie sus-jacente ; celte disposition fait défaut dans les zoécies non marginales. Genre BEANIA Johnsto.v, 1838. Beania erecta W.\ters, 1904. Beania erecta Waters, Résultats scientif « Belg-ica », lOOi, p. 30, PI. I, fig. S,,.^. Nombreux échantillons dragués dans les eaux de l'île Rooth-Wandel par 30 mètres de profondeur, dans le Port Charcot (20 et 30 mètres) et dans la baie de SchoUaert (30 mètres). Ces diverses colonies se rapportent bien à la description et aux figures données par W.\ters, mais les deux épines orales y sont plus nettement marquées. Distribution géographique. — Cette espèce n'a été encore rencontrée que dans les eaux antarctiques, où, avant le « Français », la « Belgica » en avait dragué deux échantillons : l'un à iS.'J mètres de profondeur (71° 18' de latitude sud et 88° 2' de longitude ouest), l'autre à 480 mètres de profondeur (70° 23' do latitude sud et 82" 47' de longitude ouest). Beania? Hyadesi (Jullien), 1885. Diachoris Ili/adesi Jullien, Mission scientif. du cap Ilorn, vol. VI, 1885, p. 74, PI. VII, fig. 1, 2. Beania llijdesia Waters, Résultats scientif.... « Belgica », lOOi, p. 30, PI. I, fig. 7. Trois jeunes colonies sur une Algue récoltée dans les eaux de l'île Wyncke et une colonie sur une Algue provenant des eaux de l'île Boolh-Wandel. ('e n'est qu'avec quelques hésitations que je range ces quatre échan- tillons dans la Dioc/ioris I/gadcsi de Jcllien, et il y aurait aulant de raisons pour les ranger, peut-être, dans la D. quadricor/iu/a de IIingks ou même dans la D. elongata de ce dernier auteur. Ces différentes espèces ont en effet beaucoup de caractères communs et ne se distinguent entre elles 14 BRYOZOAIRES. que par des caractères d'ordre bien secondaire, tels que le nombre des épines marginales ou orales, la forme plus ou moins allongée des zoécies, l'écartement ou le rapprochement plus ou moins accentué de ces dernières. La présence et la forme des aviculaires constituent sans doute un caractère plus important, mais encore, me semble-t-il, insuf- fisant. Wateus rapporte à D. Hijadesi (qui, suivant Jullien, est privée d'aviculaires) un échantillon récolté par la » Belgica » dans le détroit de Magellan et porteur d'un court aviculaire triangulaire. Il en est de même pour les échantillons du « Français », où, sur deux zoécies de deux d'entre eux, j'ai constaté la présence d'un aviculaire sub-sphérique en même temps que toutes les variations possibles dans l'écartement des zoécies et dans le nombre plus ou moins grand des spinules marginales et orales. C'est ainsi que, sur la colonie provenant de l'île Wandel, àzoécies assez écartées les unes des autres, certaines zoécies portent trois épines orales seulement, tandis que d'autres en possèdent quatre, quelques-unes cinq et jusqu'à sept ; ces épines, terminées en pointe comme les autres spinules marginales, rappellent assez étroitement la D. quadricornuta, dans laquelle, cependant, les zoécies sont très rapprochées les unes des autres, tandis que l'aviculaire, brièvement pédoncule, a une forme sub- sphérique avec une mandibule triangulaire courte, comparable à l'aviculaire de D. eloncjata. Dans les échantillons du << Français », et ainsi que l'indique Waters, sur la face dorsale des zoécies et dans la partie distale, naît une fibre radiciforme se terminant sur le support par un disque adhésif à contour découpé, formé par des ramifications cervicornes et aplaties. Distribution géographique . — Baie Orange, île Iloste, Terre de Feu (Jullien); détroit de Magellan (Waters). Genre MEMBRANIPORA Blainville, 1831 Membranipora incrustans Waters, 1S98. Membraniporn înanistans Wateus, On Membraniporidœ, Linn. Soc. Journ. Zoo/., vol. XXVI, I89S, p. GSO, PI. XLVII, fig. 13. Pour les autres synonymies, voir : Membranipora incrws^aris Waters, Résultats scientlf. . . . . « Belg'ica », p. 31, PI, II, fig-. 15„.c. BRYOZOAIRES. 15 Plusieurs colonies draguées clans le Port Charcot par 20 et 30 mètres de profondeur, ainsi que dans les eaux de lile Booth-Wandel par 30 mètres, vivant sur les Algues. Distribution (jèoriraphiqiœ. — Récoltée par le « Challenger » aux îles de Tristan da Cunha(120 mètres) et par la mission du cap Horn dans la baie Orange, cette espèce a été encore draguée par la « Belgica » dans les eaux antarctiques comprises entre 70 et 71° de latitude sud et 80° 48' et 87° 39' de longitude ouest, par 430 à 500 mètres de profondeur. Membranipora onychocelloides nov. sp. (PI. 1, fis:. 9.) Une colonie récoltée dans les eaux de l'île Wynckc et un assez bel échantillon sur une Algue draguée dans le Port Charcot par 40 mètres de profondeur. Diagnosc. — Zoécies oblongues ou ovales, parfois sub-polygonales et tronquées inférieurement ou bien terminées en pointe, à frontale' occupée en très grande partie par une aréa membraneuse toujours ovale ou oblongue que limite un cryptocyste étroit, dépourvu de toute orne- mentation et portant supérieurement deux courts processus spiniformes, tronqués, un de chaque côté de l'orifice zoécial, qui est sub-scmi- circulaire et à bord supérieur correspondant exactement au bord interne du cryptocyste. Opercule de même forme que l'orifice zoécial, à bord chitineux portant latéralement et inférieurement deux longues apophyses internes pour l'insertion des muscles operculaires. Aviculaires interzoéciaux, indépendants des zoécies entic lesquelles ils sont situés, mais de dimensions plus réduites et de contour sub- polygonal. Frontale avicularienne légèrement soulevée avec sommet central, présentant une aréa membraneuse, inférieure ou proxiinale, occupant le tiers environ de la surface frontale, à bord inférieur convexe, à bords latéraux formant un angle occupé par la mandibule dont la pointe correspond au sommet de la frontale, qui est calcifiée en dehors de l'aréa. 16 BRYOZOAIRES. Ovicelles saillantes, à contour quelque peu anguleux, sub-quadri- latéral, à frontale portant une crête médiane unissant le bord supérieur de l'ovicelle au bord inférieur, qui est légèrement concave et rejeté en arrière de l'orifice zoécial, dont il est bien distinct. En dehors des ornementations du cryptocystc qui font défaut, cette espèce rappelle beaucoup la Memhranipora filwn de Jullien (= Hiflustra Lacroixii Smitt) ; mais elle s'en distingue encore par les ovicelles et par les aviculaires bien particuliers qu'elle possède et qui n'existent pas dans M. fihmi. Par suite même du soulèvement de la frontale avicularienne, la man- dibule, qui est incurvée suivant un plan vertical, se présente tout d'abord et à une observation superficielle, comme incurvée suivant un plan horizontal, à la façon des mandibules onychocellariennes; c'est cette apparence que j'ai voulu rappeler sous l'épithète spécilique (k'onyclio- celloides. Les deux paires de muscles mandibulaires sont ici très distinctes : les deux muscles abducteurs, latéralement situés, ont leur insertion distale dans la partie de la cavité avicularienne que recouvre la frontale calcifiée ou cryptocyste ; les deux muscles adducteurs, compris entre les précédents par leur extrémité mandibulaire, s'insèrent distalement dans la partie que recouvre l'aréa membraneuse et sur la face dorsale de la cavité avicularienne, de même que les muscles abducteurs. Membranipora minax Bush, 1800. MeinbrunijKjra ininax Busk, Zoophytology ((?««/•/. Journ. Micr. Se, vol. VIII, 1800, p. 125, PI. XXV, fig-. i). Membranipora minax Jeli.y, Synon. Cat. Bryoz., p. 155. Pour les autres synonymies, voii' : Membranipora minax Galvet, Expéd. scient, du « Travailleur » et du « Talisman », vol. VIII, 1907, p. 388, PI. XXVI, fig-. 2. Une colonie sur une Algue draguée dans la baie de Schollaert (ile Anvers) par 30 mètres de profondeur et un petit échantillon sur un rameau do Cellaria malvincnsis Busk dragué dans le Port Charcot par 40 mètres de profondeur. BRYOZOAIRES. 17 Ces échantillons se distinguent de ceux des mers septentrionales par l'absence des épines orales (fait déjà signalé par Waters in Austral. Bryoz., A7m. and Mag. of Nat. Hist., 5" sér., t. XX, 1887, p. 183, pour un spécimen de Port-Jackson) et j)ar une aréa triangulaire à sommet supérieur arrondi, occupant la presque totalité de la longueur de la frontale ovicellienne. Distribution rjèoçjraphuiuo . — Rencontrée surtout dans les eaux arctiques et sub-arctiques : au Groenland, sur les côtes norvégiennes depuis Bergen jusqu'à Finmarck, aux îles Shetland et dans le golfe de Saint-Laurent, cette espèce a été encore signalée dans la IMéditerranée, à Capri (côtes d'Italie) et sur les côtes de Corse, ainsi que dans les eaux australiennes, à Port-Jackson. Genre CHAPERIA Jullien, 18S1. Chaperia galeata (Busk), 1853. Membranipora galeata Busk, Biit. Mus. Cal. Polyzoa, II, 1853, p. 02, PI. LXV, fig. û. Pour les autres synonymies, voir : C/tajH'ria galeata Calvet, Hamburg-. Magalh. Sammelr. Bryozoen, 1904, p. 10. Une colonie sur un gravier ramené par le chalut dans le Port Charcot (40 mètres de profondeur) ; une colonie sur une Algue draguée dans les eaux de Tile Booth-Wandel par 30 mètres de profondeur; quelques échantillons sur des Hydraires et des tubes calcaires d'Annélide, de provenance inconnue (le flacon ne portail pas d'autre indication que le n" 662). Distribution géofjra/)/ii(jtœ. — Cette espèce, signalée comme fossile dans le miocène et le pliocène d'Italie et de Sicile (Manzom, Nevia.m) ainsi que dans le tertiaire de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie (Wateus), vit encore assez grandement distribuée dans les eaux antarctiques et sub- antarctiques : îles Falkland (Bisk) ; Terre de Feu, baie Orange et île Hoste (Juluen) ; îles Kerguelen et Royal Sound (Busk); canal de Smyth, détroit de Magellan et au sud de la Terre de Feu (C.\lvet). ExpéUilion Charcot. — Calvet. — Bryozoaires. «' IS BRYOZOAIRES- Chaperia cervicornis (Busk), 1853. Membranljwra cervicornis Busk, Brit. Mus. Cat. Polyzoa, II, 1853, p. 00, Pi. G, fig'. 3. — — Jelly, Synon. Cat. Bryozoa, p. 140. Pour les autres synonymies, voir : Chaperia cercicornis Waters, Résultats scient « Belgica », 1904, p. 33. Une jeune colonie sur un tout petit gi^ivier ramené par la drague clans les eaux de l'île Booth-Wandel (30 mètres de profondeur). Distribution géographique. — Récoltée à l'état vivant en plusieurs points des eaux australiennes (Macgillivr.\y, Hincks, Khiki-atiuck, Waters) et jusqu'à Amboine dans le Pacifique, cette espèce, qui habiterait encore le banc des Aiguilles au sud de l'Afrique {fide Waters), a été draguée par 1' « Hirondelle » dans les eaux des Açores (Calvet) et par la « Belgica » dans les mers antarctiques : 70° latitude sud et 80° 48' longi- tude ouest par (?) 500 mètres de profondeur (Waters). A l'état fossile, cette espèce a été trouvée dans le tertiaire d'Australie et de la Nouvelle-Zélande (Waters). Chaperia spinosissima Calvet, lOOi. C/taperia sjnnusistiima Calvet, Diagnoscs Bryoz. sub-antarct., Bull. Suc. Zool. de France, 1904, t. XXIX, p. 51. Cfiaperia spinosissima Calvet, Hamburg-. Magalli. Sammelr. Bryozoen, 1904, p. 12, PI. I, fig-2„-2rf. Nombreuses colonies sur les Algues draguées dans le Port Gharcot (40 mètres de profondeur), dans les eaux de l'île Booth-AVandcl (30 mètres) et dans la baie de SchoUaert (30 mètres). Distribution géographique. — Cette espèce n'avait encore été signalée que dans la Géorgie du Sud (Calvet). Genre EUTHYRIS Hincks, 1882. Euthyris carthagensis nov. sp. (PI. I, lig. 7. 8.) Une seule colonie draguée dans le Port Gharcot par 40 mètres de profondeur. BRYOZOAIRES. 19 Dlfif/nosp. — Colonie flustroïde, assez épaisse, dont les deux faces sont occupées par des zoécies allongées, quinconcialemenl disposées, ré- trécies inférieurement et limitées supérieurement par un l)()rd presque rectiligne. Frontale zoéciale à peu près entièrement occupée par une aréa membraneuse oblonguc, la partie tout à fait proximale étant seule légèrement calcifiée. Orifice zoécial en fer à cheval, à branches quelque peu écartées inférieurement et comprenant entre elles le bord inférieur de l'orifice, qui est légèrement concave; orifice totalement encadré par un épaississement de la frontale et fermé par un opercule de même forme dont la bordure chitineuse est limitée au fer à cheval. Aviculaires sub-circulaires, légèrement saillants mais assez rares et situés principalement sur la frontale de la plupart des zoécies ovicellées ; mandibule occupant les trois quarts environ du cercle avicularien. Ovicelles très grandes, saillantes et allongées, recouvrant en grande partie la zoécie sus-jacente, à frontale non ornementée, dont le bord antérieur se confond avec le pourtour supérieur de l'orifice zoécial qui se trouve soulevé et dans une position oblique par rapport au plan de la frontale zoéciale. Colonie à rameaux comprenant sur chacune de leurs deux faces de trois à vingt séries de zoécies, fixée au substratum par des fibres radici- formes courant le long des zoécies marginales et issues du bord externe de ces dernières. Genre CRIBRILINA Uray, 1848. Cribrilina spatulata nov. sp. fPI. II, fig-. 1-8.) Une colonie sur une algue récoltée dans les eaux de file Moureau ; quelques colonies sur les algues provenant de l'île Wyncke; quatre échan- tillons sur des algues draguées à l'île Booth-Wandel par 30 mètres de profondeur; enfin une colonie sur un Hydrairc de provenance inconnue (le flacon ne portait d'autre indication que le n" 0(V2). Diaf/nosc. — Zoécies à contour IVdiit.il ovale ou suh-polygonal, distincte^ entre elles et séparées par des dépressions toujours biei] 20 BRYOZOAIRES. marquées, àarôacribrilinidiennen'occupantpas toute la frontale et formée de douze à vingt-deux trabécules spinoïdes se réunissant sur la ligne médiane, ne présentant jamais de pore basai ou terminal et ofïrant entre eux deux ou trois pores dont l'un, proximal, est très allongé et en forme de fissure, tandis que l'autre ou les autres sont beaucoup plus petits, ovales ou oblongs et occupent la région centrale de l'aréa. Orifice zoécial, lépralioïde, fermé par un opercule de même forme et portant sur son bord convexe quatre épines bien marquées dans les zoécies non ovi- cellées, s'élargissant et s'aplatissant dans leur portion distale ; bord inférieur de l'orifice absolument droit ou rectiligne. Ovicelles globuleuses, saillantes, à contour basai oblong, à bord antérieur se confondant avec le bord convexe de l'orifice zoécial et à frontale pourvue d'une crête médiane avec deux aréas latérales pyri- formes. Pas d'aviculaires. Colonie encroûtante. Ces divers échantillons rappellent par quelques caractères zoéciaux et par les caractères ovicelliens [aCri/rrilina figidaris (Jonhston). Seule l'aréa cribrilinidienne présente une structure bien différente de celle de cette dernière espèce. Le pore basai et le pore distal qui existent dans les tra- bécules frontaux de C. figularis font en effet défaut dans C. spatulata., oii il n'existe que des pores intertrabéculaires. D'autre part, le bord inférieur de l'orifice zoécial, qui est plus ou moins concave dans C. figularis, est absolument droit dans C. spatulata, où les bords de l'orifice portent quatre épines légèrement spatnlées à leur extrémité, manquant dans C. figularis. Enfin l'absence des aviculaires est constante dans toutes les colonies de C. spahdata, tandis qu'onles trouve plus ou moins grandement représentés dans C. fgularis. Genre HIANTOPORA Macgillivray, 1805. Hiantopora monoceros (Busk), 1853. Lepralia monoceros Busk, Brit. Mus. Cat., pari. II, 1853, p. 72, PI. XCIII, fig-. 5, G. CrihrUinu monoceros Macgillivh.w, Podr. Zool. of Victoria, dec. XIX, p. .'JlO, PI. CLXXXVII, fig-. 6. BRYOZOAIRES. 21 Hiantopora monocero.s Macgillivray, Tert. Polvz. of Victoria, 1805, p. 02, PI. VIII, fig-. 22. Cribrilina inonorerna Whitelegge, Lisl Invert. Fauna Port Jackson, Jauni. Proceed. Roy. Sor. Aew. S. Wale^, vol. XXIII, ISS'J, part. II, p. 280. Cribrilina monoccroa Calvet, Hambur;;-. Mag-alli. Sammelr. Bryozoen, 190i, p. IG. J/ianlojwra monoceros Waters, Résultats scient « Belgica », 1904, p. 42. — — Waters, Bryoz. Chatham Isl. and d'Urvillc Isl. Ann. Mag. oj Nul. Ilist., sér. 7, vol. XVII, 1U0(3, p. 10. Pour les autres synonymies, voir : Cribrilina nionorcros Jelly, Synon. Calai. Bryoz., p. 07. Assez nombreuses colonies sur divers substratums dans le Port Charcot (20 à iO mètres de profondeur), dans les eaux des îles Booth- Wandel (0 à 30 mètres) et Wyncke, ainsi que dans la baie de Schollaert par 30 mètres de profondeur. Distribution géographique. — Cette espèce est surtout répandue dans les eaux antarctiques et sub-antarctiqucs, où elle a été rencontrée dans de nombreuses stations (Voir : Waters, Résuit, scient. « Belgica », p. 42 et Calvet, Hamhurg. Magalh. SamnierL, p. 16, etajoutet^: île Chatham), mais elle a été encore draguée par le « Challenger » dans le nord de l'océan Pacifique (station 253 = 38° 9' latitude nord, 156°2"j' longitude ouest et 3 125 brasses de profondeur). Genre MICROPORA Gray, 1848. Micropora coriacea (Esper), 1794. Flustra coriarea Esper, Pdanzenlhiere, 1794, PI. \'II, flg-. 2. Micropora coriacea Gray, Brit. Mar. Rad., 1848, p. 115. — — Jelly', Synon. Cal. Bryoz., p. 170. J'enerlausa coriarea Jullien et Calvet, Camp, scicnlif « Hirondelle », 1903, p. 44 et 120. Micropora coriacea Waters, Résuit, scientif << Belgica », 1904, p. 39. Micropora coriacea Calvet, Expéd. seientif « Travailleur» et « Talisman », t. VIII, 1907, p. 400. Quelques colonies draguées par 25 à 30 mètres de profondeur dans les eaux de l'île Booth-Wandel, soit sur des Algues, soit sur des graviers, et un échantillon porté par une Algue récoltée à l'île Wyncke. Distrihutïon géographique . — Très fréquente dans les eaux britanniques, 22 BRYOZOAIRES- cette espèce a été rencontrée en divers jioints de l'océan Atlantique (f^olfe de Floride, Madère, îles du Cap-Vert et les Açores) ainsi que dans la Médi- terranée (Nice, Ajaccio et Bonifacio). Vers le sud, elle a été récoltée par le « Challenger » à l'île de Tristan da Cunha, et la« Belgica » l'a draguée dans l'Antarctique (70° latitude sud, 80° iO' longitude ouest) par (?) 500 mètres de profondeur. Genre MICROPORELLA Hincks, 1877. Microporella parvipora Waters, 1904. Microporella parvipora Waters, RésuU. scientif « Belgica », 1904, p. 45, PI. III, Une petite colonie sur une Algue récoltée dans les eaux de l'île Wyncke. Distribution géographique . — Cette espèce n'a été encore signalée que dans l'Antarctique, où elle a été draguée par la « Belgica » ; mais Waters a déterminé un échantillon de la collection d'Orbigny, provenant dos îles Falkland, comme appartenant à cette espèce. Genre INVERSIULA Jullien, 1888. Inversiula nutrix Jullien, 1888. Inversiuta nutrix Jullien, Miss, du Cap Horn, Bryoz., 1888, p. 44, PI. IV, (Ig-. 7. — — Canu, IconogT. Bryoz. fuss. Argentine, Ann.Mus. iXar.Buenos-Aires, t. XVII, 1898, p. 283, PI. VI,"fig. 8. Très nombreux et beaux échantillons sur des substratums variés (Algues, graviers, Hydraires, etc.) récoltés dans la baie des Flandres, la baie de Schollaert et dans les eaux de l'île Booth-Wandel, par des profondeurs de à 30 mètres. Distrihution géographique . — Cetteespèce,que le « Français » a récoltée en si grande abondance, n'avait été encore signalée que dans le canal de Beagle, où la Mission du cap Ilorn l'avait draguée par 10 mètres de pro- fondeur. Tout récemment, C.vnu l'a indiquée comme fossile dans le Pata- gonien de Punta Borja et Comodoro Rivadavia (République Argentine). BRYOZOAIRES. 23 Genre CELLARIA Lamouroux, 1812. Cellaria malvinensis (Busk), 1852. SiiHcornaria wia/rmensîs Busk, Brit. Mus. Cul., fiiut. I, p. 18, PI. LXllI, (i--. 1 et 2; PI. LXV(/j(.v), fig-. 1. Cellnrin malvinensis Jully, Syn. Cal. Bryoz., p. 43. Pour les autres synonymies, voir : Cellaria malvinensis Canu, Tconogr. Bryoz. foss. Argenline. Ann. Max. :\ar. Buenos Aires, t. XVII, 1898, p. 2G9, PI. IV, (ig-. S et i. Plusieurs colonies provenant de dragages dans le Port Ciuircol (iO mètres de profondeur), dans la baie Biscoe (110 mètres) et dans les eaux de Pile Booth-Wandel (30 mètres). Un certain nombre de ces échantillons sont à peine calcifiés, et sans doute cet état est dû à l'action de liquides conservateurs acides. Distribution géographique. — Cette espèce habite les régions antarc- tiques et sub-antarctiques (Voir Canu, Drijoz. foss. Argentine ., p. 270). A l'état fossile, elle a été signalée dans le tertiaire d'Australie et de la Nouvelle-Zélande (Waters), ainsi que dans le Patagonien de l'Argentine (^Ca.nu). Cellaria Wandeli nov. sp. (PI. II, lig. 3-0.) Quelques rameaux dragués dans les eaux de Pile Booth-Wandel par 40 mètres de profondeur. Diagnose. — Zoécies allongées à contour frontal hexagonal, distribuées régulièrement suivant des séries linéaires dans lesquelles les zoécies contiguës alternent. Frontale zoéciale très finement verruqucuse, dépri- mée dans sa portion centrale et se relevant graduellement vers les bords, où elle forme un léger bourrelet accusant davantage la dépression inter- zoéciale limitant la frontale. Orifice zoécial en fer à cheval, plus long que large, légèrement contracté latéralement et abord inférieur formant un processus arrondi ou mucron faisant saillie dans l'orifice et laissant entre lui et les bords latéraux deux sinus arrondis et profonds dans 24 BRYOZOAIRES. lesquels sont logés, mais sur un plan inférieur, deux denticules cunéi- formes bien marqués: Opercule de même forme que l'orifice zoécial, présentant sur la face interne et de chaque côté deux saillies marginales, dont l'une, inférieure, est creusée d'une cavité logeant le denticulc oral correspondant, et l'autre, latérale, donnant insertion au muscle opcrcu- laire. Aviculaires assez nombreux, situés sur un soulèvement de la partie inférieure ou proximale de la frontale zoéciale, à mandibule triangulaire, allongée et incurvée à son extrémité, dirigée obliquement vers le haut de la zoécie et toujours vers la gauche de la colonie par rappoit à l'observateur. Ovicelles ou chambres d'incubation non saillantes, s'ouvrant à l'extré- mité distalc de la zoécie par un orifice en croissant dont la lèvre inférieure, primitivement convexe, atténue graduellement dans la suite sa convexité jusqu'à devenir à peu près rectiligne. Colonie ramifiée dichotomiquement, à rameaux articulés, de longcur variable et parfois assez longs. Genre LEPRALIA Hincicp, 1880. Lepralia marginata nov. sp. (PI. II, fig. 7-9.) Une seule colonie sur un tube calcaire d'Annélidc, dragué dans la baie de Biscoe par 110 mètres de profondeur. D'uifjnose. — Zoécies à frontale sub-hexagonale, finemcntverruqueuse, bordée par une rangée de grands pores infundibulaires, sauf sur le bord distal. Orifice zoécial à convexité supérieure en contact direct avec le bord proximal de la zoécie sus-jacente. Aviculaire sous-oral, médian et sub-circulaire, non saillant sur la frontale zoéciale, placé à peu de distance de la lèvre inférieure de l'ori- fice zoécial, avec une mandibule sub-semi-circulairo dirigée vers la partie proximale de la zoécie. Ovicelles saillantes, globuleuses, à fiontale calcaire finement verru- queuse, portant à son centre un orifice oblong ou |)iriforme. BRYOZOAIRES. 25 Bryarium encroûtant formé de zoécies conlii:,uës et quinconcialemenl disposées. Par la forme de l'orifice zoécial et par l'aviculaire sous-oral, cette espèce se rapproche beaucoup de Lepralià foUacea (Ellis et Solandeh) ; mais elle s'en éloigne par les caractères de la frontale zoéciale ainsi que par ceux de la frontale ovicelliennc. Dans L. foliacea, il n'y a pas, en effet, de pores marginaux sur la frontale zoéciale, qui est simplement percée par quelques petits pores distribués çà et là; de même, l'ovicelle, fortement saillante chez L. marrfinata^ est décrite comme sub-immergée et aplatie frontalement dans L. foliacea^ en même temps que dépourvue de toute ornementation frontale ; enfin la présence de l'ovicelle, qui entraîne chez L. foliacea un développement péristomial secondaire très accentué, n'occasionne aucune modification dans la forme de l'orifice zoécial de L. inavfjinata. Genre CYCLICOPORA IIincks, 188'i. Cyclicopora polaris Watf.rs, 1904. Ci/r/iroporn po/aris Waters, Résuit, scientif « Belgica », 1904, p. 'Ô3, PI. ITI, (ig-. ô„./-. Un seul échantillon à port flustroïde, dragué dans le Port Charcot par 40 mètres de profondeur. Distribution (jcographique. — Celte espèce n'a été encore ren- contrée que dans la région antarctique, où la « Belgica » l'a draguée par 70" de latitude sud et 80° 18' de longitude ouest (? 500 mètres de pro- fondeur). Genre SCHIZOPORELLA. IIincks, 1880. Schizoporella hyallna (Linné), 1706-1708. Ci'llepora Injalina Linné, Syst. Nat., 12" édit., 1700-1708, p. 1280. Scfiisoporella hyalina Jelly, Synon. Cat. Bryoz., p. 227. Pour les autres synonymies, voir : Sc/iicoporr/la Injalina Cai.vet, Expéd. scientif « Travailleur » et «Talisman » t. VIII, 1907, p. 41j. Expédition Chuvcot. — Cai.vet, — r>ryo7.ûaires. * 26 BRYOZOAIRES. Et ajouter : HippollifKi liijdUna Waters, Rryoz. ChathamTsI. and irUrville Isl. Ann. ami M/u/nr. of Nal. /fis/., sér. VII, "vol. XVII, 1900, p. 19. Nombreuses colonies sur les Algues et sur quelques Bryozaires de la baie des Filandres, de la baie de Schollaert (30 mètres de profondeur) et du Port Charcot (20 à 40 mètres), ainsi que des eaux de l'île Booth- Wandel (0 à 30 mètres) et de l'île Wyncke. La très grande majorité des échantillons de SchizoporeUa Injalina récoltés parle « Français » se rattachent franchement à VEschanna Bou- gainvUlei d'Orbigny, qui est elle-même synonyme de Choinzopora hijalina var. Bougamvillei Busk ; malgré que les processus saillants delà frontale puissent faire défaut dans quelques zoécies jeunes ou dans la totalité des zoécies chez les jeunes colonies, tous les autres caractères sont la répé- tition de ceu.v d'^. Bougàinvillei, et je ne conserve aucun doute sur la détermination de tous les échantillons du » l'rançais » comme apparte- nant à la variété Bnugainrillei de l'espèce SchizoporeUa hija/ina [pour les synonymies de cette variété, voir : Jelly, Si/no?i. Catal. Brijozoa, p. 229). Distribution géographique. — Tandis que la forme type de Schizopo- reUa hgaUna peut être regardée comme essentiellement cosmopolite, la var. BougainviUei de cette espèce n'a été encore rencontrée qu'aux îles Malouines (d'Orbigny), îles Kerguelen et de Tristan da Cunha(BusK). SchizoporeUa Eatonl (Busk), 1879, var. areolata nov. var. (PI. II, flg-. 15, 16.) Lepratia Eatoni Busk, Zoology of Kerguelen Isl. Philos. Trans., t. (;LX.VIII, 1879, p. 196, PI. X, flg-. 7, 8. Srhiznporella Eatoni Jelly, Syiion. Cat. Bryozoa, p. 220. Pour les autres synonymies, voir : SchizoporeUa Eatoni Waters, Résuit, scientif « Belgica », p. 52, PI. III, lig-. 10. Très nombreuses colonies sur les Algues récoltées dans le Port Charcot et dans les eaux des îles Booth-Wandel, Moureau et Wyncke. Ces divers échantillons offrent plusieurs caractères les rapprochant de SchizoporeUa hosteemis [îvj.ue^) ainsi (\ue de Schizoporel/a insignis Hincks. BRYOZOAIRES. 27 Ils se rapportent à la description donnée |jar Julmen pour sa Lacernâ hosteensis [Mission scientif. du cap Honi. p. iS, Pi. I, fig. 2) ; mais, si l'on examine la figure donnée par cet auteur, comme d'ailleurs celles données par Waters pour la Schizoporef/a hosteensis antarctique [Résult. scientif... « Belgica », p. ;)1, PI. III, fig. 1 1 a, h, c), on éprouve quelques sérieuses difficultés à ranger les échantillons du « Français » dans cette espèce. Chez ces derniers, en effet, la frontale zoéciale, qui est unie, est subdivisée par un léger bourrelet en une portion marginale plus ou moins étroite et une portion centrale formant une sorte d'aréa d'autant plus distincte qu'elle est pourvue d'une rangée périphérique do pores semi- circulaires disposés contre le bourrelet. Ces pores, assez grands et existant aussi sur le bord de l'ovicelle, où se trouve un bourrelet semblable à celui de la frontale zoéciale, contribuent à donner à la zoécie et à l'ovicelle tous les caractères de ]& iMio'oporella Mahisii var. thyreophora Busk, sauf celui tiré du pore microporellidien, qui fait défaut dans nos échantillons. Or, chez Schizoporellu hosteensis, on ne trouve de bourrelet frontal ni dans les zoécies ni dans les ovicelles et, de plus, la frontale zoéciale peut être verruqueuse ainsi (juc le représente Wateks. Une plus grande parenté encore existe entre les échantillons du « Français » eiSchizopore/la insignis, cette dernière espèce possédant une rangée de pores adossés contre le bourrelet de la frontale zoéciale et oviccllienne. Toutefois, tandis que dans Schizoporel/a insig?iis (Voir IIiNCKs,Contribul Ann. Mag.ofnat. ///.s/., o" série, t. VIII, 1881, p. 134, PI. V, fig. 10) la i-angée de pores portés par la frontale zoéciale contourne l'orifice zoécial, dans les échantillons du « Français » cette rangée se trouve limitée au bord inférieur de l'orifice et, par là, ces derniers se rap- prochent plutôt dcLepralia Eato/iiBvsK,ot. frontale ovicellienne etfronlale zoéciale ne se distinguent de celles de ces échantillons que par l'absence du bourrelet contre lequel s'adossent les pores frontaux. Ce dernier carac- tère distinctif estle même qui sépare la var. fhi/ieophom de la forme type de Microporella Malusii et, par conséquent, insuffisant pour considérer les échantillons dont il s'agit comme appartenant à une espèce différente ô.e Lepralia Eatoni. D'ailleurs, Waters (Ilésull. scientif... « lielgica », p. o2) signale, dans les spécimens de ScJnzoporella Ealo/ii ))rovenant du cap 28 ~ BRYOZOAIRES. Adare, l'existence d'un bourrelet partageant les pores frontaux, comme dans 5. insignis Hincks. Je propose donc d'établir la variété areolata pour les formes de Schi- zoporella Eatoiii qui possèdent un bourrelet découpant dans la frontale ovicellienno et dans la frontale zoéciale une aréa centrale limitée par une rangée de pores demi-circulaires. Difilribution géographique. — La Schizopordla Eatoni doit être consi- dérée comme spéciale aux eaux antarctiques et subantarctiques. Elle a été rencontrée sur les côtes australiennes (Mac Gillivr.vy), aux îles Ker- guelen (Busk) et du Princc-Édouard (Wateus), au cap Adare (Kiukpatiuck) et à Porto Torro dans les eaux chiliennes (Waters). Schizoporella tumida IIiNCKS, 1881, var. tricuspis nov. var. (PI. m, flg. 1-3.) Schizoporella tumida IIincks, Contnbut Ann. Mufj. of Nut. Ilist., 5" sér., t. VIII, 1881, p. 13, PI. I, fig-. 3. Schi:oporell très accusé au niveau de l'orifice zoécial de cette dernière, dont le sommet, se projetant plus ou moins sur cet orifice, porte un aviculaire sub-terminal adossé contre la face extérieure du soulèvement par rapport à l'orifice. De cette façon, les zoécies alternant régulièrement dans les séries linéaires, chaque orifice zoécial, considéré séparément, présente deux soulèvements latéraux ; mais chacun de ces deux derniers est commun aux orifices des deux zoécies voisines. L'ovicelleestde forme quelque peu différente aussi de celle de S. tumida. La frontale ovicellienne, finement verruqueuse, se prolonge par son bord antérieur en une sorte de processus conique, légèrement incurvé vers l'orifice zoécial, sur lequel il se projette. Les dépressions existant sur les parties proximales des zoécies bordant la colonie ne sont autre chose que les orifices par lesquels les vésicules ovicelliennesfont saillie à l'extérieur dans la suite du développement. Ovicelles et soulèvements aviculariens donnent aux parties de la colo- nie qui en sont pourvues un aspect mamelonné qui tranche sur les autres parties de la colonie où les zoécies ne sont pas ovicellées. Quant aux aviculaires sous-oraux, ils sont tous de même forme, sub- elliptiques à aréa semi-circulaire et à mandibule, dont les bords corres- pondent aux côtés d'un triangle équilatéral, à sommet arrondi, toujours dirigée vers la partie inférieure de la zoécie. Dans les aviculaires latéraux, l'aréa est encore semi-circulaire, mais la mandibule est plus allongée et toujours dirigée obliquement vers la partie supérieure ou distale des zoécies. Les trois pointes formées par les soulèvements aviculariens et le bord antérieur de l'ovicello justifiant Tépithète sous laquelle je désigne la variété de 5. ^M??^«/a,dans laquelle se rangent les échantillons ci-dessus, 30 BRYOZOAIRES. sont très fragiles, et on ne trouve que peu de zoécies où elles soient bien conservées. Distribution géograpkique. — La Schizoporel/a tamida de IIingks n'a été encore signalée que dans le détroit de Bass (Australie). Genre SMITTIA Hincks, 1880. Smittia prsestans (Hincks), 1882, var. tridens nov. var. (PI. III, fig-. G.) Mucronella prœstans Hincks, Contrib Ann. and Mag. of Aat. I/isl., 5° sér., t. X, 1882, p. 168, PI. VII, fig-. 1. Pour la synonymie, voir : S lit itl ia ])rœsta7isW ATERS,BrYoz.Chalhiim Isl. and d'Urville Isl. Ann. and Mag. of i\al. //isL, T sér., t. XVII, 1900, p. 20. Quelques échantillons sur des Algues et graviers provenant des eau.\ des îles Booth-Wandel (30 mètres de profondeur) et Wyncke, ainsi que de la baie de Schollaert (30 mètres). Ces échantillons, ainsi que me l'a signalé M. Wateus, ne constituent qu'une variété de la. Sinittia prœstans, caractérisée par les trois dcnticula- lions que forme le péristonie et par les aviculaii'es elliptiques et épars sur le bryarium, où ils occupent généralement les bords de la frontale zoéciale. Dans la forme type de l'espèce, les aviculaires sont à mandibule spatuléc et le plus souvent situés au voisinage de l'orifice zoécial ; enfin le péri- stonie ne forme généralement qu'une dent ou exceptionnellement deux. Distribution géographique. — Cette espèce, représentée à l'état fossile dans l'Australie et la Nouvelle-Zélande, n'avait été encore signalée à l'état vivant que dans les eaux australiennes et de la Nouvelle-Zélande. Smittia marsupium Mac GiLLivnAY, 1882. Lvpniliii marsupium Mac Gillivray, Descr. Aiislr. Polyz. Trans. Rdij. Suc. Viftoriu, vol. IX, 1882, p. 130. Pour lit synonymie, voir : Siiiillia inarsu/iiiini \\'aters, Résuit, scienlif << Belyica », ji. (U, PI. IV, fîg. -'i. Quatre échantillons sur une Algue draguée dans les eaux de l'ile Booth- Wandel par 30 mètres de profondeur. BRYOZOAIHKS. 31 Distribution géographique. — Trouvée à l'élat fossile dans le tertiaire d'Australie et de la Nouvelle-Zélande, cette Smittia a été sifi;nalée comme vivant dans les eaux australiennes et de la Nouvelle-Zélande (Mac Gili.i- VHW, HiNCKS, Wateiis) aiusi qu'aux îles Falkland, au cap Adare, au cap llorn et sur les côtes du sud de rArnérii|ue (Bosk, Waters). La « Helgica » l'a en outre draguée par 70 à 70" 23' de latitude sud et 80" i7'-i(S' de lon- i;itude ouest. Smittia Landsboroughi (Johnston), 1847. l.i'lirnlin Lnndsborovii Johnston, Hist. of Biit. Zooph., 2' éd., 18i7, p. 310, P). LIV, (ig. 0. Sniitlin Lrinrlx/jororii Jelly, Synon. Cal. Bryoz., p. 2'iS. Pour les autres synonymies de la forme ty|je, voir : Smittia L(in(tsboroui//ii Jullien et Calvet, Camp, scientif « Hirondelle », i'.tOIj, p. 98. Et ajouter : S/iiittia Laïu/sborocii Robertson, Incrust. Chilost. Bryoz. W. Coast of N. America, p. 305. Trois belles colonies sur des supports variés, draguées dans la baie de Biscoe par \ 10 mètres de profondeur. Par les caractères zoéciaux, ces échantillons se rapportent bien à la forme type de S. Landsboroughi, mais les ovicelles, au lieu de présenter une frontale à caractère uniforme et plus ou moins uniformément ponc- tuée, possèdent au contraire une aréa frontale circulaire et légèrement déprimée, dans laquelle les ponctuations, ou petits pores, sont distri- buées plus ou moins régulièrement, tandis qu'elles font défaut sur tout le reste de la frontale. Distribution géographique. — Cosmopolite, mais plus particulièrement fréquente dans les eaux arctiques. ? Smittia malouinensis (Jullien), 1884. PitrcUd /iiiilouijiensis JvLhiES, Miss. Gap Horn, p. 57, PI. 111, fig-. G. Une colonie isolée du substratum, provenant d'un dragage à 30 mètres de profondeur dans les eaux de l'ile Hooth-Wandel, et une colonie sur un gravier récolté dans la baiede Schollaert (30 mètres). 32 BRYOZOAIRES. La Porella malouinensis de Jullien est sans doute une Smittia à large lyrule ; mais je n'ai pu vérifier l'existence de cette dernière, par suite des trop faibles dimensions des échantillons. Distrihutio7i gôograpliique. — Cette espèce n'avait été encore sii;nalée qu'aux îles Malouines (Jlllien). Genre PHYLACTELLA Hincks, 1880. ? Phylactella lyrulata nov. sp. (PI. m, fig. 7.) Une petite colonie sur Miicronella phijJactelloides nov. sp., droguée dans la baie Biscoe par HO mètres de profondeur. Diagjiose. — Zoécies à contour frontal assez régulièrement hexagonal ou penlagonal, fortement renflées et se soulevant distalement pour former une péristomie tubuleuse, aplatie, au sommet de laquelle se trouve l'orifice zoécial secondaire, oblong, par lequel on peut apercevoir une large lyrule profondément située. Frontale zoéciale très finement verruqueuse, avec plusieurs pores marginaux étoiles et distribués suivant deux ou trois rangées non exactement concentriques. Pas d'aviculaires. Ovicelles inconnues. L'échantillon ne comprend qu'un petit nombre de zoécies. Il avait été fort malheureusement calciné en même temps que le fragment de Mucro- nella phijlactelloides qui le portait, de manière qu'il m'a été impossible de pousser plus loin l'étude des caractères présentés par cette forme, qui me paraît être nouvelle, mais que je ne rattache au genre PJiijlactella que d'une façon toute provisoire. Genre PORELLA Gray, IS'iS. Porella clivosa (Watkrs), 1900, var. inerma nov. var. (PI. Il, fig-. 12-14.) Lepralia clivosa Waters, Bryoz. Cliatham Isl. and trUiville Isl. A un. Mckj. o/ A(tt. I/ist., sôr. VII, vol. XVII, 1000, p. 17, PI. I, fig. 1-7. BRYOZOAIRES. 33 Deux échantillons, l'un sur un gravier, l'autre sur une Algue, dragués dans le Port Charcot par 40 mètres de profondeur, et quatre autres colo- nies, deux sur une algue et deux sur un fragment de coquille, ramenés par la drague dans les eaux de l'île TJooth-AVaiuloI (.'50 mètres de profondeur). l'ar l'orilice zoécial et laviculaire que poiie la lèvre inférieure de ce dernier, ainsi (jue par les umbons frontaux, zoécial et ovicellien, ces divers échantillons se rapportent lueii h la Lepjalia c/irosa de Watehs ; cependant, en dehors de l'aviculaire oral, les frontales zoéciales ne portent pas les aviculaires plus ou moins nombreux et épars, signalés et figurés par Wateus danscette espèce, et on peut établir sur ce caractère une variété nouvelle. Dans les jeunes zoécies marginales de l'un des échantillons du Port Charcot, on constate rexistence de cin(| épines orales quelque peu grêles, mais assez longues. La forme de l'opercule (PI. Il,rig. 13) et, par conséquent, celle de lorifice zoécial proprement dit, ne permettent pas le maintien de cette espèce dans le genre Lepralia, et il me paraît plus convenable de la ranger dans le genre /*^/r//rt à côté de P . prohoscidea IIincks, en même temps queLepralia j/iargaritifera Quoy et Gai.maud. Distribution (jéograpliiquc — N'avait encore été signalée qu'à l'ile Chatham (Australasie). Genre CELLARINELLA Waters, iOOi. Cellarinella 'Watersi nov. sp. ,PJ. 111, liy. 8-10.) Une seule colonie draguée dans la baie Hiscoe par I 10 mètres de pro- fondeur. Diaf/nose. — Bryarium dressé et ramifié dichotomi(|uement (sur un même plan?), fixé au substratuin par des libres cornéo-chitineuses se ramifiant un certain nombre de fois à leur extrémité distale. Rameaux coloniaux aplatis présentant de distance en distance des dépressions peu accentuées. Expédition Charcot. — Calvei. — Bryozoaires. 5 34 BRYOZOAIRES. Zoécies disposées sur les deux faces de la colonie, à limites indistinctes et à frontale percée de nombreux pores arrondis, de taille variable, mais toujours assez grands et assez régulièrement distribués. Orifice zoécial secondaire porté au sommet dune dépression infundibulaire à fond sub- semi-circulaire et à bord inférieur droit, mais le plus souvent oblique par rapport à l'axe longitudinal du rameau. Aviculaire placé immédiatement au-dessous du bord inférieur de l'ori- fice zoécial secondaire et parallèlement à lui, avec une mandibule trian- gulaire plus ou moins allongée et à sommet incurvé. Ovicelles inconnues. L'échantillon offre beaucoup de caractères communs avec Cellarinellafo- veolata Waters [Résultats scientifiques... « Behjica », p. 57, PI . V, fig. 2rt,//) ; mais la forme de l'aviculaire, dont la mandibule est semi-circulaire chez C. foveolata^ le mode d'insertion de la colonie sur le substratum (encroûtant chez cette dernière espèce) et la forme même de la colonie (cylindrique dans C. foveolata) me paraissent constituer des caractères suffisants pour considérer l'échantillon du « Français » comme bien distinct de (\ foveolata. Genre MUCRONELLA. Mucronella phylactelloides nov. sp. (PI. Il, fig. 10, 11.) Plusieurs fragments de colonie, isolés du substratum et dragués dans les eaux de l'île Booth-Wandel, par 40 mètres de profondeur, et dans la baie Biscoe, par 115 mètres. Diagnosc. — Zoécies à frontale sub-rectangulaire, très allongée, percée de pores circulaires, épars, assez nombreux et quelque peu infuu- dibulaires, séparées entre elles par des dépressions assez marquées dans lesquelles court un filet saillant. Orifice zoécial sub-trapézoïdal à bords supérieurs et latéraux très légèrement concaves, mais à bord inférieur formant une convexité ou mucron très marqué s'avançant dans l'orifice et séparé des bords latéraux par un sinus largelogeant un denticule. Oper- cule de même forme que l'orifice, à bord inférieur présentant une conca- BHYOZOAIIIES. 35 vite logeant le nuicron à l'état d'occlusion et à cadre chitineux épaissi intérieurement et latéralement, où il oftVe deux encoches, une do chaque côté, recevant les denticules latéraux. Ovicelles globuleuses, à contour arrondi, sauf au niveau antérieur, dont le bord est presque droit et se projette au-dessus et en travers de l'orifice zoécial,qui, dans les zoéciesovicellées, est entouré par une péristomie en goulot assez proéminente et masquant en partie l'orifice. Frontale ovicel- lienne bordée par une expansion de la frontale de la zoécie sus-jacente, déterminant une sorte d'aréa calcifiée mais perforée de pores oblongs, les uns marginaux assez régulièrement distribués, les autres centraux, épars et peu nombreux. Pas d'aviculaires. Colonie dressée, formée par des expansions foliacées, pleines et très larges, diversement contournées et susceptibles de s'anastomoser entre elles, portant des zoéciessur leurs deux faces. Avec son opercule oral pourvu d'une concavité proximale s'adaptant exactement à la proéminence mucronienne que forme la lèvre inférieure de l'orifice zoécial, cette espèce me paraît devoir être considérée comme représentant le type du genre Mucronella créé par Hincks. Ce genre, basé ù pou près essentiellement sur l'existence d'un mucron oral, a embrassé tout d'abord un assez grand nombre d'espèces dont la lèvre inférieure de l'orifice zoécial portait une semblable proéminence ; mais aucune d'elles, du moins à ma connaissance, ne présente un véritable mucron sur la lèvre inférieure, c'est-à-dire un mucron entrant dans la constitution même du bord inférieur del'orificezoécial et, par conséquent, entraînant une forme spéciale du bord operculaire correspondant. Dans toutes les Mucronella décrites jusqu'à ce jour, l'opercule, qui renseigne sur la forme exacte de l'orifice zoécial, possède toujours un bord inférieur droit ou très légère- ment convexe ou concave, et, en aucun cas, n'offre une concavité logeant le mucron. C'est que dans ces espèces, en effet, le mucron est une forma- tion secondaire de la frontale zoécialo, restant indépendante de l'orifice zoécial proprement dit. Le genre Mwronolln, fortement démeinbfé dans ces dernières années. 3fi BRYOZOAIRES. ne peut être conservé ainsi établi sur un caractère aussi secondaire, qui n'est pas d'ailleurs particulier aux espèces rangées dans ce genre et que Ton retrouve dans beaucoup d'autres genres. De même le genre Esclia- rella Gray, proposé par Norman, comme synonyme du genre Mucronella HiNCKs, avec Escharella immersa Fleming (= Lepralia Peachii Johnston) comme type ne me paraît pas mieux établi, car L. Peachii est avant tout une Smittia, comme la plupart des espèces rangées jusqu'ici dans le genre Mucro7iella de Hincks. Aussi proposerai-je de conserver la dénomination générique de Mucronella pour les espèces qui, comme M. pJiylactelloidea eXM. contortuplicata nov. sp., possèdent un orifice zoécial à lèvre infé- rieure formant un nuicron proéminent dans l'orifice et logé dans une concavité du bord inférieur de l'opercule oral. Mucronella contortuplicata nov. sp. (PI. III, (ig-. 'i, n.) Trois colonies ou fragments de colonie dragués dans la baie de Biscoe par 1 10 mètres de profondeur. Diagnose. — Zoécies à frontale très allongée, de contour sub-rectangu- laire ou hexagonal, bordée par un liséré saillant et pourvue d'un grand nombre de pores arrondis, assez grands, étroitement et régulièrement distribués, les pores marginaux étant les plus grands. Orifice zoécial ter- minal et semi-circulaire, mais à lèvre inférieure formant un mucron peu saillant, faiblement calcifié et peu résistant ; opercule de même forme avec une concavité inférieure, mucronienne, et deu.\ encoches latérales rece- vant les deux denticules assez forts que porte le Itord inférieur de l'orifice aux points d'union avec les l)ords latéraux. Ovicelles légèrement saillantes, à contour supérieur arrondi et indis- finct des fiontales zoéciales sus-jacentes, et à bord antérieur formant une sorte de voûte semi-circulaire au-dessus de forihce zoécial. Frontale ovi- celliennr- formée par le soulèvement des frontales des trois zoécies immé- diatcnicntsus-jacenles, s'tinissantparleurs bords etconstituant surlafron- talc ovic('llienne,qui est |)ourvue de quelques pores circulaires, une saillie en forme d'/ giec (Y), hupielle n'est que la continuation des lisérés iiiter- BRYOZOAIRES. 37 zoéciaux limitant la frontale de la zoécie sus-jaccnte par rapport aux fron- tales des deux zoécies latérales. Pas d'aviculaires. Bryarium sub-dressé, à un seul plan de zoécies, se développant d'abord autour de certains corps et s'élevant ensuite au-dessus de ces derniers en constituant des expansions foliacées, cupuliformes ou cylindriques, abords diversement contournés et pouvant même se souder entre eux de manière à former une colonie bilamelleuse. (les écbanlillons présenlenluiicai'aclère remarquable de très faible cal- cification de la frontale ovicellienne et de la frontale zoéciale au niveau du bord inférieur de l'orifice, au point que peu de zoécies présentent un ori- fice zoécial nettement délimité par la frontale calcaire et une ovicelle intacte. Le plus souvent, en efl'et, le iiord inférieur de l'orifice est membraneux, et la frontale calciliée délimite au-dessous de ce bord un i^raiid sinus qui rappelle d'assez près l'orifice zoécial de Sr/iiznj)Ofr/la cucidlala (Busk). Toutefois, dans quelques zoécies et le plus fréquemment dans les zoécies ovicellées, qui sans doute présentent une calcification plus grande, l'ori- fice zoécial est normal et le inucron, nettement di'limité, logé dans une concavité du bord inférieur de l'opercule. Partout ailleurs, cependant, la forme de l'opercule est la même que dans les zoécies précédentes, et son bord inférieur est réuni au bord du sinus irrégulier que forme la frontale par une partie membraneuse : loul porte donc à croire que ces colonies ont dû être conservées dans des liqui(l(> acides. Genrk CELLEPORA IIincks, 1880. Cellepora eatonensis Busk, 1881. Celhpnrn ra/onensis Busk, Spec. of Cellepora. Jouni. IJnii. Sor. Zoo/., 1. XV, 1881, p. ;î51. Pour les autres synonymies, voir : ('.ellrporii r/i/oin'ii.us Cai.x'kt, Hrydz. .Mag'alh. Saniinelr., lOOi, p. 33. Quelques colonies sur des Ilydraires et des Synascidies récoltés dans le Port (Iharcot (40 iiiètrcsi cl la baie de Scbdllacil .'Ml iiicires) ainsi que dans les eaux de l'île Booth-Wandel (40 mètres). 38 BRYOZOAIRES. Bien qu'en mauvais état et en partie envahis par une Éponge, ces divers échantillons appartiennent bien à la C . ralonensis de Busk, avec leurs grands aviculaires en bec de canard et les processus oraux évidés du côté de l'orifice zoécial et portant un aviculairc terminal. Distribution gèofiraphique . — Récollée par le « Challenger » aux îles Ker- guelen et Falkland ainsi que sur les côtes ouest de Patagonie (Blsk, Wateus), cette espèce a été encore signalée au sud de la Terre de Feu, à l'île lioste, dans la baie Orange (Jullien), dans le canal de Smyth et sur les côtes orientales de Patagonie (Calvet). Cellepora milleporoides nov. sp. iPl. III, fig-. 11-13.) Plusieurs colonies vivant sur les Algues et sur Flastra antarctica nov. sp . récoltées dans le Port Charcot (20 à 40 mètres) et dans les eaux des îles Booth-Wandel, Moureau et Wyncke. Diarjnose. — Colonie pisiforme ou ovoïde formant manchon autour du substratum. Zoécies totalemement dressées et immergées dans la masse zoariale en même temps que des aviculaires interzoéciaux nombreux, qui, avec les parties orales des zoécies et quelques espaces vides, sub-polygonaux et épars, constituent toute la surface de la colonie. Orifice zoécial primaire à bords supérieur et latéraux correspondant aux trois quarts d'une circonférence et à bord inférieur délimitant un sinus large et profond, arrondi à son extrémité et pourvu d'une petite échancrure latérale. Opercule de même forme que l'orifice, mais le pédoncule corres- pondant au sinus ne présentant pas de saillie en rapport avec les échan- crures latérales de ce dernier. Orifice zoécial secondaire en fer à cheval, porté au sommet d'une péristomie tubulaire dont la pai'oi inférieure porte sur sa face interne un aviculaire elliptique à mandibule semi-circulaire dirigée vers le haut de la péristomie. Ovicelles globuleuses, adossées contre les parois supérieure et latérales de la péristomie t|u'eUes embrassent en partie, et couchées sur la frontale BRYOZOAIRES. 39 coloniale, à laquelle elles adhèrent. Frontale ovicellienne plus ou moins calcifiée sur les bords latéraux et supérieur, à aréa membraneuse antéro- centrale, sub-triangulaire, ne faisant défaut (jue dans (juelques rares ovi- ceiles, où elle a disparu par les progrès de la calcification. Aviculaires interzoéciaux très nombreux, entourant les zoécies, déforme ovoïde, elliptique ou oblongue, de taille variée et à mandibule de forme variable elle-même, mais à extrémité toujours arrondie, soit semi-circu- laire, soit semi-elliptique, soit môme spatuléc. Espaces interzoéciaux tubulaires, à section frontale arrondie ou sub- polygonale, assez grands, portant sur leur paroi interne au moins un avi- culaire elliptique à mandibule semi-circulaire. Limites interzoéciales ou interaviculariennes indistinctes ou seule- ment indiquées par des dépressions plus ou moins accusées. Çà et là, quelques pores interzoéciaux ou interaviculaires. Genre RETEPORA Smitt, 1867. Retepora? frjgida Watefis 1004. Retepora frigidn Waters, Résuit, scientif « Belgica », 1904, p. 82, PI. VI, fig-. ka-f. Trois fragments de colonie, l'un provenant d'un dragage dans les eaux de l'île Booth-Wandel (40 mètres), les deux autres récoltés dans la baie liiscoe par 110 mètres de profondeur. Par la forme de l'orifice zoécial comme par la plupart des caractères zoéciaux, en même temps que par la présence de très nombreux avicu- laires ellipticpies dorsaux et frontaux et de grands aviculaires épars, ces trois échantillons me paraissent devoir être rapportés à la Retepora frigida de W.vtehs. Cependant je n'ai pu observer la trace des deux épiiu's orales, et les denticulations de la lèvre inférieure de l'orifice zoécial ne sont pas toujours distinctes. Les ovicelles répondent aussi aux caractères indiqu(''s par W.vteus dans H. frigida. Lesdimensions des «fenêtres » n'atteignent pas les dimensions données par cet auteur, et peut-être faut-il l'attribuer à ce que les échan- tillons du (( Français » ne comprennent que des bases de colonie où les 40 BRYOZOAIRES. fenêtres présentent toujours des dimensions beaucoup plus réduites. Quant à la surface dorsale, elle est très irrégulièrement découpée par des vibices et offre de nombreux aviculaires elliptiques, de même forme que les aviculaires frontaux, et à mandibule dirigée dans tous les sens. Enfin, assez fréquemment, mais non d'une façon constante, il existe à l'angle inférieur des fenêtres un grand aviculairc de môme forme que les grands aviculaires frontaux. Distribution géograpinque . — « La Belgica » a dragué cette espèce par 71° 18' de latitude sud et 88°05' de longitude ouest et par 135 mètres de profondeur. 11' SOUS-ORDRE : CYCLOSTOMATA Busk, 1852. Gemik TUBULIPORA Busk, 1859. Tubulipora organisans d'Okbigny, 183U. '/'iiùiilijKira oi-i/iinisan.-; D'OiiniuNY, Voy. Amer. Morid., p. lU, PI. IX, fig. 1-3. Pour les autres synonymies, vou' : Tuhu/i/)orfi o/'f/fuiixans WA'i'Ens, Rcsull. scientif « Belgica », p. 'J2. Plusieurs colonies sur les Algues récoltées dans les eaux des îles Mou- rcau et Booth-Wandel. Distributiun g(k)gr(q)hiiiap. — lies Falkland (D'OauiGNv) ; lies Kerguelen (Busk); détroit de Magellan (Hidleyj ; baie Orange (Jullie.n) et lie Navarin (Waters). Tubulipora fasciculifera Hincks, i884. Tnbuliporu fasciculifera Hincks, Polyz. Quecn Charlotte Isl. Ann. Macj. of Naf. Hist., 5° sér., vol. XllI, 1884, p. 200, PI. IX, fi-. 6. ? Miiltifascif/cra cainpichcanu d'Orbigny, Pal. Fr. Terr. Crét., t. V, j). 088, PI. bcGLXlI, fig-. 7-9. Tiibuliporu fasciculifera Calvet, llamb. iMagalh. Sammelr., lOO'i, p. 35. Trois colonies sur une Algue récoltée dans les eaux de l'ile Booth-Wan- del par 30 mètres de profondinir. Distribution géographique . — lies de la Reine-Charlotte (Hincks) ; canal de Smyth, détroit de Magellan et sud de la Terre de Feu (Calvet). BRYOZOAIRES. •»! Genre SUPERCYTIS n'OnBiGNv, 1852. Supercytis tubigera Busk, 1886. Siipprri/fia ti/bigpra Busk, Reji « Challenger », part. L, 1880, p. 20, PI. V, fig. A. — _ C.^LVET, Haïub. Mayalh. Sammelr., 1904, p. 'Xi. Quatre colonies sur des Algues provenant des eaux des ilos Wyncke et Booth-Wandel. Distribution g(''ograi)lii(iue. — lie lleard (Busk) et détroit de Magellan (C.\lvet). Genee DIASTOPORA Johnston, 18i7. ? Diastopora conclnna (Mac Gillivray), 1885. Tiibnlipora conclnna Mac Gillivray, Descr. Polyz., Tnins. Roi/. Soc. Victoria, t. XXI, 1885, p. 9i, PI. I, fig. 10. Diatslopora concinna Waters, Bryoz. Cap Horn, Joiirn. Linn. Soc. Zool., vol. XXIX, 1905, p. 247. Une colonie sur un gravier récolté sur la plage de l'île Booth-Wandel. Ce n'est qu'avec quelques doutes que je rapporte cet échantillon à la Diastopora concinna M.\c Gillivkav. Cette colonie est, en effet, en très mau- vais état, et, si les caractèrescoloniaux ainsi que certains caractères zoé- ciaux y sont encore représentés, il est un certain nombre de ces derniers qui ne peuvent être vérifiés. Distribution grofjraphitjue. — Victoria et Nouvelles Galles du Sud (Mac Gillivray) ; cap Ilorn (Wateiîs). Ge.nue IDMONEA Lamouroux, 1821. Idmonea atlantica Forbes (M. S.) Johnston, 1847. hhnonea atlantici, Johnston, Ilist. Brit. Zooph., 2= éd., 1847. p. 278, PI. XLVIII, fig. 3. Pour les autres synonymies, voir : Idinoneu atlantica Calvet, E.xpéd. scienlif « Travailleur» et « Talisman », t. VIII, 1907, p. 400. Kt ajouter : Idmonea atlantica Ganu, Bryoz. foss. Argentine, Aiin. Mus. Nac. liucnos-Ayves, t. XVII, 1908, p. 311,' PI. XII, tig. 14, 15. Expédition Cfiarcot. — Cai.vkt. — lîryozoaires. O 42 BRYOZOAIRES. Nombreuses colonies sur les Alp,ues draguées dans les baies des Flandres et de Port-Cbarcot ainsi que dans les eaux des îles Booth-Wandel . Un certain nombre de ces échantillons sont très jeunes et de dimen- sions réduites. Distribution géograpJnque . — Cette espèce a été signalée dans toutes les mers et peut être considérée comme cosmopolite. A l'état fossile, elle est représentée dans le tertiaire d'Europe, d'Australie et de la Nouvelle-Zé- lande, ainsi que dans le Patagonien ? de l'Argentine (Canu). Genre LICHENOPORA Defrance, 1823. Lichenopori. fimbriata (Busk), 1874. DiscoporeUa fimbriata Busk, Cut. Mar. Polyz., part. III, 1875, p. 32, PI. XXVII. Pour les autres synonymies, voir : Lichenopor a fimbriata Calvet, Expéd. scientif « Travailleur» et « Talisman », t. VIII. 1907, p. 467. et ajouter DiscoporeUa spinulosa Jullien, Miss, cap Horn, 1884, p. 82{fcte Waters). Lichenoporn fimbriata Canu, Bryoz. foss. Arg-entine, Ann. Afiis. Nac. Buonox-Ayres, t. XVII, 1908, p. 322, PI. XI, fig-. 11. Nombreuses colonies ré^_oltées sur des Algues provenant de dragages effectués dans les baies des Flandres et de Port-Charcot, ainsi que dans les eaux des îles Moureau, Booth-Wandel et Wyncke. Distribution géographique. — Assez répandue dans les eaux sub-antarc- tiques et antarctiques (Terre de Feu ; cap Horn ; Chili ; archipel de Chonos ; îles de Tristan da Cunha ; îles Kerguelen ; Australie et Tasmanie ; Antarc- tique, par 70° 23' de latitude sud et 82°47' de longitude ouest), cette espèce a été encore draguée par le « Talisman » dans la région des Açores et au cap Spartel. A l'état fossile, C.vnu la signale dans le Patagonien de l'Argentine. SOUS-CLASSE : EArOPROCTËS Nitsche. Genre BARENTSIA Hincks, 1880. Barentsia variabilis Calvet, 1004. Darcntsiu variabilia Calvet, Diag-n, Bryoz. sub-antarct., Bull. Soc, Zool. Fr., t. XXIX, 1904, p. 58. BRYOZOAIRES. 43 linrcnt.Kiii rrtriaôiVis Galvet, Hamb. Magalh. Sammelr., 1904, p. 40, PI. III, fi^'- I. Quelques capitules au pied d'une Reniera et sur une Ascidie draguées par 40 mètres de profondeur dans la baie de Port-Charcot. Distribution géographuiuc. — N'avait été encore rencontrée que sur les côtes des îles de la Géorgie du Sud (C.alvet). INDEX ALPHABÉTIQUE des difTérentes espèces récoltées par le « Français » el de quelques-unes de leurs dénominalions synonymiques. (Les dénominations synonymiques sont imprimées en italique.) Pa^es. antarctica (Fluslra) 11 atlantica (Idmonea) 41 Barentsia variabilis Calvet 42 Beania erecta Waters 13 — ? Ilyadesi (.lullien) 13 — Ilydesia Waters 13 Bicellaria dubitata nov. sp 5 bicornis (Bugula) 8 Rougauwillei (Eschari'ui) 23 Bugula bicornis Busk 8 — relieulala Busk 7 campicheana (Multifascigera) 'lO carthagensis (Euthyris) 18 Cellaria malvinensis (Busk) 23 — Wandcii nov. sp 23 Cellarin(dla Walersi nov. sp 33 Cellepora eatonensis liusk 37 Cellepora hyalina Linné 23 Cellepora milleporoides nov. sp 38 cervicornis (Chaperia) 18 — {Membranipora) 18 Chaperia cervicornis (Buskj 18 — galeata (Busk) 17 — spinosissima Calvet 18 clivosa { Porella) 32 clivosa [Lepralla) 32 concinna (Diastoporal 41 concinna (Tubulipora) 41 contorluplicata (Mucronella) 36 coriacea [Fluslra) 21 coriacea (Micropora) 21 coriacea (Peneclausa) 21 Cribrilina monocerns Mac C.illivi'ay 20 Cribrilina spatulata nov. sp 19 Cyclicopora polaris Waters 23 Diachoris llyadcû .lullien 13 ?Diaslopora concinna Mac Gillivray 41 Discoporella fimhrinla Busk 42 Pages. Discoporella spinulos'i Jullien 42 dubitata (Bicellaria) 5 eatonensis (Cellepora^ 37 Eatoni (Lepralia) 26 Ealoni (Schizoporella) 26 erocta (Beania) 13 Ë^charina Uowjainvillei d'ilrbigny 25 Euthyris carthagensis nov. sp 18 fasciculifera (Tubulipora) 40 fimbriata ( Discoporella) 42 finibriala ( Lichenopora) 42 llagellala (Klustra) 9 Flustra antarctica nov. sp 11 — flagellata Waters 9 frigida (Betepora) 39 galeata (Chaperia) 17 fliileata (Membranipora) 17 Iliantopora nionoceros (Busk) 20 Hippothoa hyalina Waters 25 Hyadesi (Beania) 13 Hyadesi (Diachoris) 13 hyalina (Cellepora) 2a hyalina (Hippothoa) 26 hyalina (Schizoporella) 25 Hydesia (Beania) 13 Idmonea atlantica (.lohiistou) 41 incrustans (Membranipora) 14 inerma (Porella clivosa var.) 32 Inversiula nutrix .lullien 22 Landsboroughi (Smitlia) 31 Landsborovii (Lepralia) 31 — (Smitlia) 31 Lepralia clivosa Waters 32 — Landsborovii .lonhston 31 Lepralia marginata Calvet 24 Lepralia mai-supium ^\ac Gillivray 30 — monoceros Busk 20 Licheno|)ora limbriata (Bu.'-k; 42 INDEX ALPHABÉTIQUE. 1\ iiilala (Phylactolla) nialuuinensis {Porella) malouinensis (Smittia) nialvinensis (Cellaria) malvinensis (Salicornuria). niarginata (Le[iialia) marsiipium (l.eprdlin) maisupiuiu (Smittia) Memhranipora galeata (lîusk .Membranipora incrustans Wali'is — minax Biisk — onychocelloidcs iiov. sp.... .Mif lopora cnriacea (Esper) Microporella parvipora Wateis milleporoides (Cellepora) minax (Membranipora) monocei-os {Crihrilina) monoceros (lliantopoia) monoceros (Lepralia) .Mucronella contorluplicala i;()\. >|i — jihyjactelloides nov. sp Mullifascigcrii cnmpicheana d'Orbigny nufiix (liiversiula) onychocelloidt's (.Membiuni| ora] organisans (Tubulipora) parvipora (Mic)0|)orella) Pencclausa coriacca .lullien cl ('.al\ o'. Phyladella lyrulata nov. .«]> pliylactelloides (Mucronella) polaris (Cyclicopora) Porella clivosa (VVaters) var. iiieruiu nov. var ['«•.-es. . :!2 . :u . 31 . 23 . 23 . i\ . 30 . :ii) i: 11 . k; . 15 . 21 38 10 20 20 20 3G 31 40 i:; 10 22 21 32 34 a:; 26 28 31 rages. Porella malouinensis .lullien 31 prxstans (Mucronella) 30 praîslans (Smittia) 30 Retepora ? frigida Waters 39 reliculala (Bugula) 7 Salicornaria mo/i'i«e)i.ws lliisk 23 .Sibizoporella Kaloni (Busk) var. aicolala nov. var Scliizo|iorulla liyalina (Linni') — lumida (Ilincks) var. liicuspis nov. var Smittia Lan(lsl)ojiiuj;lii .liillim cl Calvcl... Smittia Laitihiorovii (.lohn.slon) 31 Smittia malouinensis (.luilicni 31 Smittia marsupium (Mac dillivrayi 30 — pnvstans Hincks var. tridens nov. var .30 spatulata (C.riliriliiui 19 spinosissima (Cliaperiaj 18 spinulosa {Discoporella) 42 Supercytis tubigera Busk 41 Iricuspis (Schizoporella tumidu, llaicii.s var.) 28 tridens (Smittia pr;e-lan> Ilincks \ai\ .... 30 tubigera (Supercytis) 41 Tubulipora concinna Mac Gillivray 41 Tubulipora fasciculifera Hincks 40 — organisans d'Orbigny 40 lumida (Schizoporella) 28 vaiiabilis (Barentsia) 42 Wandeli (Cellaria) 23 Watersi (Cellarinella) 33 IiNDEX BIBLIOGRAPHIQUE Bi:sK (G.), Catalogue of marine Polyzoa in Ihe collection of the British Muséum : Part. I. Cheilostomata (part.), 1852. Part. IL Chcilostomata (part.), 1853. Part. III. Cyclostomata, 1875, London. — Zijopinjtologij. Quart, .lourn. Micr. Sr., vol. VIII, 1800. — Zoology of Kerguelen Island : Pohjzoa. Philosoph. Trans. of Roy. Soc. ol London, vol. CLXVIU (extra vol.), 1879. — Species of Cellcpora. Journ. Linn. Soc. Zoolosy, vol. XV, 1881. ■ — lirpiirt un Polyzoacolletedby II. M. S. « Chal- lenger » {187;M876). Part. I. Chcilosto- mata (Part. XXX), 1884. Part. II. Cyclo- stomata, Ctenostomata, et Pedicellinca [Part. L), 1886. Calvet (L.), Contributions à l'Histoire naturelle des Bryozoaires ecioprocles marins,'Xia.\. de rinst. de Zool. de IT'nivers. de Montpellier et de la Stat.zool.de Celte, mém. n" 8, 1900. — Diaynoses de quelques espèces de Bryo- zoaires, nouvelles ou incomplètcmeitl décrites, de la région sub-antarctiquc île l'Océan Atlantique. Bull. Soc. Zool. Fiance, t. XXIX, 1904. — Hamburger Maijalhaens'ischc Sammelreise : Bryozocn, 1904. — Voir .lui.iJKN. — Expéditions scientifiques du « Travailleur " et du II Talisman ». Bryozoaires, t. \'lil, 1907. C.\NU (F.), Iconngraphie des Bryozoaires fussilcs de l'Argentine. Ann. Mus. Nac. Buonos- Aires, t. XVII (sér. ,3, t. X), 1908. EsPKn (E.-J.-C), Die Pjlanzenlhiere, Nûrnbcri;, 1791-1797. CiHAV (.l.-E.), Catalogue of british animais in lUe British Muséum, Part. I, 1848. lli.NCKS (T.), Contributions towards a gênerai liis- tory of the marine Polyzoa. Ann. and Mag.of Nat. Ilist., ^'^ sér., t. Vlll, 1881, et t. X, 1882. lliNCKS (T.), Report on the Polyzoa of the Qucen Charlotte Islands. Ann. and Mag. ot .Nat. Ilist., 5" sér., t. XIII, 1884. .Iia.i.v (Miss E.-C), A Synonymie Catalogue of the récent marine Polyzoa, 1889. .loiiNSTiiN (G.), History of british Zoophytes, i' édit., 1847. .ki.i.iEN (.!.), Mission scicnlifique du Cap Ilorn, vol. VI, 1881. .IfLi.iEN (.1.) et Calvet (L.), Bryozoaires provenant des campagnes de l' « Hirondelle ». liésull. camp, scientif. accompl. sur son yacht, par Albert l"'', ])rince souver. du Monaco, fasc. XXllI, 1903. l.iNNE (C), Systemanaturx, 12= édit., 1766-I7ljK. .Mac Gillivray (P. -H.), Prodromus of the Zoulugy of Victoria de Mac Coy. 1878-1890. — Descriptions ofnen- or liltle linown Polyzoa. Tians. Hoy. Soc. Victoria, t. IX, 1882, et t. XXI, 1883. — Tertiary Polyzoa of Victoria, 189'i. .NdiouN (A. -M.), Notes on the naturat Histvry of east Finmak Polyzoa. Ann. and .Ma,::, ot ,\al. Ilist., 7= sér., vol. XI et XII, 1903. Oiuiii.NV (A. Il'), Voyage dans l'Amérique méri- dionale, Zoophytes, vol. V, 1839. — Paléontologie française, terrains crétacés, (. V, 1850-1852. lliiiiEiirsoN (A.), Th.c incrasting chilostomaslous Bryozoa of llic west coast of North America. University ot California Pu- blicat. in Zoology, vol. IV, n° 5, 1908. Waieiis (A.-W.), Bryozoa from New South Wales, North Austridia, etc. Ann. and .Mag. ot Nat. Ilist., sér. 5, vol. XX, 1887. — Supplemenlary Report on the Polyzoa coUeeted by H. M. S. • • ' Jt • - -■ «s^ • , ■ • •• ..1 '• JÏ.. ♦•'/■ •• ••'blar «"• //, «j» »r\ L. Calvet. del. Phoiotypie Bertbaud. Fig. 1, 2. Cribrilina spatulata nov. sp. — 3-6. Cellaiia Wandeli nov. sp. — 7-9. Lepralia marginata nov, sp. — 10, 11. MiicroneUa phylactdloides nov. sp. — 12-14. Porella clivosa ('Waters) var. inerma nov. var. — 15, 16. Schi:^oporella Eatoni (Busk) var. areolata nov. var. itasson & Cie. Étiileurs Expédition Charcot (Calvet. Bryo:(paircs^. PI. ni ■ ' • • *i .1 .^ .7: • ; • .' • • '. • '' •Ji ". i L, Calvel, del. Pbotot>-pie Benhtud. Fig. 1-3. Schi^oporella titinida Hin-cks var. irictispis nov. var. — 4, 5. Miicronella contortuplicata nov. sp. — 6. Smittia praestans (hincks) var. iridens nov. var. — 7. Phylactella lyrulala nov. sp. — 8-10. Cellarinella Watersi nov. sp. — 11-13. Cellepora milleporoides nov. sp. .Vasson >& Cie, Éditeurs TABLE DES MATIERES Pages. Avant-propos 1 Partie descriptive 5 Index alphabétique des dillérentes espèces el de iiuclques-unes de leurs dénomi- nations synonyiniqiies 'l'i Index ljiljliof;raptiii|ue 'iCi Explication des planciies '18 OUVRAGE PUBLIE SOUS LES AUSPICES DU MINISTÈRE DE LINSTRUCTION PUBLIQUE SUUS LA DIRECTION DE L. JOUBIN, Professeur au Musium d'Histoire Naturelle EXPÉDITION ANTARCTIQUE FRANÇAISE (1903-1905) COMMANDÉE PAR LE D' Jean CHARCOT SCIENCES NATURELLES : DOCUMENTS SCIENTIFIQUES Hexactinides Louis ROULE Professeur à la Faculté des sciences de Toulouse. Bryozoaires Louis CALVET Charge de cours à la FacuUé dus sciences de Montpellier. PAKIS MASSON ET C'% ÉDITEURS 120, Boulevard Saint-Germain, 120 1909 lAJORATION Fr. M & C" EXPÉDITION ANTARCTIQUE FRANÇAISE (1903-1905) Fascicules publiés Décembre 1906 ' POISSONS Par L. Vaillant. / fascicule de 52 pages : 5 fr. I TUNICIERS ParSLUiTER. "r- / fascicule de- 50 pages et 5 planches hors texte : 8 fr. ' ' MOLLUSQUES Nudibranches et Marséniadés, par A. Vayssière. — Cépha- lopodes, par L. JouBiN. — Gastropodes et Pélécypodes, par Ed. Lamy. — Ampbineures, par le D' Joh Thiele. 1 fascicule de 90 pages et 6 planches hors texte : 12 fr. Y CRUSTACÉS Schizopodes et Décapodes, par II. CouTif:RE. — Isopodes, ^ ' par Harriett Richardson. — Amphipodes, par Ed. Che- vREux. — Copépodes, par A. Quidor. / fascicule de 150 pages et 6 planches hors texte : 20 fr. /^ ECHINODERMES . . Stellérides, Ophiures et Échiuides, par R. Koehler. — Holothuries, par C. Vaney. ; / fascicule de 74 pages et 6 planches hors texte : 12 fr. ": HYDROIDES Par Armand Billard. 1 fascicule de 20 pages : 2 fr. Juillet 1907 >/ BOTANIQUE Mousses, par J. Cardot. — Algues, par J. IIariot. / fascicule de 20 pages : 2 fr. VERS Annélides polychètes, par Ch. Gravier. — Polyclades et ,'.. Triclades maricoles, par Paul Hallez. Némathel- minthes parasites, par A. Railliet et A. Henry. 1 fascicule de 1 1 8 pages, avec 13 planches hors texte : 22 fr. X ARTHROPODES. Pycnogonides, par E.-L. Bouvier. — Myriapodes, H. Brô- lemann. — àoUemboles, par Y. Carl. — Coléoptères, par Pierre Lesne. — Hyménoptères, par R. du Buysson. — Diptères, par E. Roubaud. — Pédiculinés, Mallophages, Ixodidés, par L.-G Neumann. — Scorpionides, par EuG. Si.MON. — Acariens marins, par Trouessart. — Aca- riens terrestres, par Ivar Tr.\gXrdh. / fascicule de 100 pages, avec 3 planches hors texte : 10 fr. Décembre 1907 Mammifères pinnipèdes, par E.-L. Trouessart. — Oiseaux. par A. M EN EGAUX. — Documents embryogéniques (Oiseau.\ et Phoques), par le D' Antiionv. 7 fascicule de i 32 pages avec i 9 planches hors texte: 24 />-. Voir page 3 Fascicules publiés (suite) 4 Juillet 1908 JOURNAL DE L'EXPÉDITION, par J.-B. Charcot. 1 fascicule de i20 pages : 7 fr. GÉOGRAPHIE PHYSIQUE, GLACIOLOGIE. PÉTROGRAPHIE, par E. Gourdon. 1 fascicule de 214 pages, avec 11 planches et i carie hors lexle, 25 fr. FLORE MICROBIENNE par Mlle Tsiklinsky. ï i fascicule de 34 pages, avec 2 planches hors texte : 4 fr. l BOTANIQUE Lichens, par M. l'abbé Hue. — Diatomacées, par M. Petit. 1 fascicule de 22 pages, avec 1 planche hors texte : 3 fr. I X VERS et BRACHIOPODES. Némertiens, par L. .Ioubin. — Géphyriens, par ■ M\RCEL-A. Herubel. — Brachiopodes, par D.-P. Œhlert. i fascicule de 28 pages, avec 1 planche hors texte : 3 fr. SPONGIAIRES et CŒLENTÉRÉS. Alcyonaires, par L. Roule. —Animal péla- V gique, par M. Bedot. — Méduses, par Otto Maas. — Spongiaires, par E. Topsent. 1 fascicule de (JG pages, avec 9 planches hors texte : 15 fr. H CRUSTACÉS Isopodes, par miss Harriett-Richardson. — V\ Ostracodes marins, par E. De Daday. / fascicule de 2^ -.pages 2 fr. Novembre 1909 ^ HEXACTINIDES Par L. Roule. BRYOZOAIRES Par L. Calvet. 1 fascicule de 74 pages, avec 6 planches : 12 fr. 842g. — CoHBEiL. Imprimerie Cuècé. r^ C/.vai. 1